Paris disparu : le passage Saint Ange

 

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Ne cherchez pas à retrouver le contexte original des images suivantes, il a presque totalement disparu. Le passage Saint Ange, situé avenue de Saint Ouen dans le 17e arrondissement, non-loin de la porte du même nom, existe encore, mais les maisonnettes qui faisaient son charme ont été rasées. A leurs places, s’élèvent de hauts immeubles estampillés « Ville de Paris », dont la qualité architecturale ne mérite aucun commentaire.

 

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Dans l’image ci-dessus, Martine aimait Silvain…J’ai retrouvé ces photos dans une boîte tout récemment. Je n’en connais pas la date de prise de vue mais je sais que j’étais bien jeune alors. Je dirais donc, vers… 1977 (?) Faites à l’Instamatic – certains s’en souviendront peut-être – leur qualité est assez médiocre, mais le scanner et la retouche graphique font des miracles.

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Bien sûr, tous les immeubles n’étaient pas de qualité et celui-ci méritait la pioche, mais ont aurait pû, peut-être, pratiquer ici un urbanisme plus délicat.

 

Quelles histoires étaient attachées à ce passage? Elles furent nombreuses, sans nul doute et si certains ont des informations à me communiquer, je suis preneur!

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Mi ruinées, mi bancales, ces bicoques invraisemblables mais charmantes – ici l’impasse des Fleurs – sont à ranger au rayon des souvenirs. Les immeubles les ont remplacé, et le talus visible sur la photo ci-dessous a lui aussi disparu.

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Une fois de plus, il reste les photos pour tout témoignage et ces maisonnettes, probalement qualifiées d’ »habitats insalubres » par des urbanistes très doctes, on rejoint le tas de gravat servant à remblayer les autoroutes.

 

Rappelons à nos amis lecteurs que plusieurs immeubles du Marais furent aussi qualifiés du même adjectif. Restaurés, ils valent une fortune aujourd’hui.

Un petit lien : ils vivaient n°36 passage Saint Ange

http://www.arenes.fr/livres/page-livre2.php?numero_livre=76&num_page=259

49 commentaires à “Paris disparu : le passage Saint Ange”


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  1. 0 lesage nicolas 1 avr 2020 à 17:59

    Bonjour à tous,
    Je m’intéresse à mon arbre généalogique et je viens de voir que mon arrière grand-père, Paul Connan, est né au 3 impasse Saint Ange.
    Je ne sais pas combien de temps il a vécu dans cette impasse.
    Par hasard, quelqu’un l’aurait-il connu ?
    Merci à vous

    Répondre

  2. 1 Jean Paul 3 mai 2020 à 12:59

    Mon grand père, est arrivé au 3 impasse St Ange Alors agé de 15 ans, emigré Italien a Paris a Paris en 1917. Il y a vécu jusqu’en 1935.Voulez vous que nous en parlions. Merci de me laisser votre contact.

    Répondre

  3. 2 Claudine Richard 14 sept 2020 à 14:32

    J’ai longtemps espéré trouver ces photos du talus, et je les découvre aujourd’hui !
    J’habitais, de 1954 à 1970 dans l’immeuble de briques rouges qu’on voit de côté sur une des photos (celui, semblable, qu’on voit au fond d’une autre, est bien plus loin, de l’autre côté du boulevard Bessière).
    Je me souviens du poulailler, brièvement installé sur le toit d’une des maisonnettes de l’impasse des Fleurs, dont parle plus haut Famille Amoura, et que je voyais de la fenêtre de ma chambre.

    Ce talus maçonné me fascinait, je me demandais son origine, sur laquelle je m’interroge encore, car la rue du Général Henrys, où se trouvait l’appartement de mes parents, est donnée comme un ancien prolongement du passage Saint-Ange : mais comment expliquer la rupture de continuité des deux voies avec ce dénivellement ?

    Je me souviens du terrain vague devant nos fenêtres, sur lequel a été construite dans les années 1960 une grande résidence d’assez bon standing. Et de l’autre terrain vague, au bout de la rue, à l’angle avec la rue Lantiez, construit lui aussi à la fin des années 70.

    Merci pour ces photos, le blog n’est plus alimenté, mais j’espère qu’il est encore possible d’entrer en contact avec vous.

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  4. 3 Sylvain Badosa 27 sept 2020 à 18:23

    Bonjour Claudine Richard
    Nous habitions impasse des fleurs à la même époque.
    Il me semble, mais je n’en suis pas certain que ces talus que nous descendions les fesses sur un carton, sont des anciens talus qu’il y avait le long du voix de chemin de fer. M’en a-t-on parlé, ou peut-être l’ai je inventé dans ma tête de petit garçon.
    Nous allions à l’école Jacques Kellner et nous avions des copains dans les maisons rouges (comme on les appelait)
    Nous faisions des courses de vélos autour de ces pâtés d’immeubles.
    En espérant que vous reveniez sur ce site.
    Personnellement ça faisait un moment que je n’y étais pas revenu.
    Pour l’anecdote, je suis le Sylvain que Martine aimait (inscriptions sur le mur)
    Peut-être l’avez vous connu et alliez à l’école avec elle ? Je ne me souviens pas du nom de famille.
    Cordialement

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