Archives pour mai 2008

LES MOINEAUX N’EN REVIENNENT PAS!

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Pas chaud, hein, l’ami?

Ce 5 septembre, il ne faisait pas très chaud à Paris, et le ciel était couvert. Face à l’entrée du jardin du Luxembourg, une rangée de marronniers jaunit. Seul, un irréductible a décidé de ne pas faire comme les autres : il nous fait des fleurs et des feuilles un peu chétives, parmi les marrons… Un homme de science nous dira peut-être que tout cela est normal. Oui, peut-être, mais c’est surprenant et, allez savoir pourquoi, un peu… poétique?

 

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Des fleurs de marronniers en septembre…

 

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Bourgeons et marron nouveaux!

A bientôt Jean Lebrun!

Une pipe, un crâne chauve, et une voix douce et légèrement flutée. Voilà Jean Lebrun, l’animateur de l’émission « Travaux publics » sur France culture. Une heure de bonheur, en semaine, vers 19 heures, et nous étions, nous, les auditeurs, transportés sur des sommets d’intelligence et d’inpertinence. Et c’était bon, très bon…

Et puis plus de Jean Lebrun depuis la rentrée, pour des raisons que je n’ose pas imaginer. Voilà qui est bien triste. J’avais modestement participé à une émission sur Paris. J’en garderai un très bon souvenir. Ci-dessous mon message d’adieu sur le blog de l’émission (lien dans la colonne de droite).

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Alors là… Dur dur…L’autre soir, je voulais faire comme d’habitude et préparer mon humble repas familial en vous écoutant. Mais, en tournant le bouton de la TSF, ne revinrent vers moi que des échos fumeux, de la musique à robinets et de la publicité – encore! – pour une nouvelle marque de support-chaussettes… Las… Je me suis dis alors à moi-même, tout en nouant le cordon de mon tablier : – Jean Lebrun n’est pas rentré de vacances! Et ben mon vieux, y’en a qui ne s’emmerde pas! Et puis j’ai écouté autre chose, mais je n’étais pas content, votre voix me manquait et, du coup, je gâchais mes carottes en les épluchant de travers. Le repas qui s’ensuivit fut raté, mauvais… Il manquait quelque chose. Peut-être une pointe de sel? Ou du poivre? Oui, c’est ça!

Puis les autres soirs furent aussi ratés que les autres : vous n’étiez pas là… Quand alliez-vous revenir?
Et il m’a pris l’idée de consulter les programmes de France culture. Aïe! Oh non… Ce n’est pas possible?
VOUS… Ne plus parler sur les ondes. J’ai la berlue!
Et j’en ai parlé à ma femme. Quoi? Son emission supprimée?
- Il paraît qu’il veut prendre de la distance. Il doit en avoir marre…
- Mais, mon pauvre ami, tu ne seras donc toujours qu’un naïf : il a été viré. Vi-ré! Encore un coups des politiques…
Je suis retourné à mes casseroles. C’était préférable.
Vous pouvez vous vanter de m’en avoir appris des choses, sur des tas de sujets, de m’avoir fait rire, ému, si si!
Nous avons entendu des échos de la France profonde, grâce à vous, et aussi des avis plus ou moins justes, des artistes qui chantaient parfois bizzarement, des mémés formidables, des lecteurs inconnus et intellos qui donnaient envie de lire…
Et puis il avait vous… Quand je vous ai rencontré, vous m’avez terriblement impressionné. C’était au Grand palais à la fin de l’année 2006. J’étais ravi de voir enfin de près celui à qui je devais tant d’heures merveilleuses de radio. Je n’ai pu dire que des banalités mais ce n’était pas votre faute…
Bonne route, monsieur Lebrun, et revenez-nous vite.
J’ai encore envie de me sentir moins bête en vous écoutant.
Je lâche mon économe… et vous serre la main.
Toutes mes amitiés


Rodolphe Trouilleux

Fais gaffe, p’tit!

Déniché près de la porte d’entrée d’un immeuble, non-loin du Palais Royal :

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Le retour du fils de l’épicier…

Dans un article du Monde, j’apprends une bonne nouvelle : le retour des écorchés de Fragonard est pour bientôt ! Âmes sensibles s’abstenir… Situé depuis 1766 dans l’enceinte de l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort, le Musée Fragonard est en rénovation. Il deviendra le Musée de l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort (MéVa). Dans son fabuleux grenier sont conservées 4200 pièces consacrées aux animaux : squelettes, fers à cheval, monstres, veaux à deux têtes, cyclopes. Dans la collection des « écorchés », figurent les extraordinaires réalisations d’Honoré Fragonard (le cousin germain du peintre) : véritables corps éclatés, momifiés et qui ont l’air d’avoir été saisis en pleine vie. Le Cavalier de l’Apocalypse montre un homme montant un cheval au galop. La canicule a failli être fatale pour ces chefs d’œuvres. La cire commençait à fondre à l’intérieur ! Heureusement, une rénovation d’envergure du musée a été décidée. Elle permettra de conserver à ce véritable cabinet de curiosités son étonnant aspect 1900. Des liserés de cette époque ont été découverts sous la peinture et les murs seront couverts d’une couleur sombre comme autrefois. Les 4200 pièces seront visibles ! Pas de style « épuré » si pénible parfois et qui retire bien souvent toute la magie à certains lieux culturels ! une salle climatisée permettra de présenter les écorchés mis en scène et en lumière. Vivement l’ouverture !

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Bon sang, mais c’est… bien sûr!

 

L’anecdote malheureuse : une légende prétend que le cavalier était la fille d’un épicier d’Alfort dont Fragonard était tombé amoureux. L’examen attentif du cavalier a permis de révéler un reste de pénis ligaturé : la fille de l’épicier était un garçon!

Un lien? Faites passer! « Paris 1900, l’architecture Art nouveau à Paris »

Il est parfois fort agréable d’être doublé par les amis. Je croyais avoir fait une belle découverte au cours d’une toute récente promenade : un chat très curieux sculpté au dessus de la porte d’entrée du n°170 rue de la Convention, dans le 15e. Il a l’air d’attendre le prochain visiteur… pour une caresse ou un coup de griffe? La jolie signature de l’architecte Paul Legriel est placée juste à côté.

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Une rapide recherche sur internet me renvoya directement sur le site du « mateur de nouilles », un sacré loustic, amateur de vieilles pierres et bonnes archives qui, petit à petit, nous dresse un inventaire des beaux immeubles parisiens du début du 20e siècle. Un sacré boulot!

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Alors là, chapeau bas. Quand on fait un travail aussi exemplaire – et agréable à consulter! – on doit attirer toute l’admiration des amateurs… de nouilles (art nouveau) et des autres!

Pour voir la page consacrée (hélas!) à cet immeuble par le mateur, copier cette adresse :

http://paris1900.blogspot.com/2007/05/170-rue-de-la-convention-15e_3472.html

Sinon pour voir le site de cet excellent (a)mateur : « Paris 1900, l’architecture Art nouveau à Paris » consulter la colonne des liens à droite.

Pierre Blanc, en fidélité à sa mémoire…

En 1939, à Marseille, Pierre Blanc rencontre Maïou à un bal de charité. Il a vingt-cinq ans, elle en a quinze. Un coup de foudre mutuel. Une correspondance s’engage entre eux, timide, puis de plus en plus hardie. En septembre 1939, la guerre décide brusquement du destin des deux amis. Pierre, lieutenant de réserve, est mobilisé et part comme beaucoup de Français vers l’inconnu. Tous les jours, il écrit à Maïou, mêlant adroitement dans les lettres ses sentiments et ses impressions de soldat. Il lui parle de ses lectures, de ses rencontres et, malgré l’angoisse, de son idéal et du projet un peu fou de l’épouser après la guerre. Mais il n’était pas dit que ce jeune homme à la spiritualité profonde reviendrait des combats. Les magnifiques Lettres à Maïou racontent une histoire et une époque, tragiques toutes les deux.

 

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Pierre en pleine lecture

Ces recherches et l’écriture de ce livre – épuisé aujourd’hui – furent bouleversantes pour moi et pour Maïou. Au bout, nous attendait une immense surprise…

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Après la parution, trop discrète, du livre, un nouveau projet naît. J’espère pouvoir vous en parler plus longuement prochaînement. Porter enfin ces lettres vers un public plus large sera pour moi un honneur et un immense plaisir, en mémoire d’un homme juste et délicat, et pour Maïou, mon amie. La suite pour la rentrée?

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Insigne du 55e Régiment d’Infanterie Alpine

 

 

 

 

 

 

La reine de mai…

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Faux cols et manchettes, n°1 rue Montmartre

J’ai bien connu, dans ma jeunesse, le « passage de la Reine de Hongrie » encore ouvert aux Halles, qui permettait, dans une obscurité digne des « mystères de Paris », de rejoindre la rue Montmartre depuis la rue Montorgueil, ou l’inverse. Créé en 1770, cet étroit couloir était fermé à ses deux extrémités à l’origine. En 1920, un échotier signale que l’on y trouvait encore trois échoppes, un sabotier, un charbonnier et « un débit qui a succédé à un marchand de crépins ». A cette époque, le panneau situé à l’entrée du passage était mutilé, le nom de Hongrie ayant été martelé lorsque l’Autriche-Hongrie, alliée de l’Allemagne, entra en guerre contre la France.

C’était être bien ignorant de l’histoire de cette reine des Halles, jamais couronnée. Elle s’appelait Julie Bêcheur, surnommée Rose-de-mai, et elle fut envoyée avec quelques autres dames de la Halle en députation à Versailles pour saluer la Dauphine. Là, Marie-Antoinette, frappée par la ressemblance de cette femme avec sa mère Marie Thérèse d’Autriche, Reine de Hongrie, ne put s’empêcher de le formuler. Et Reine de Mai revint à Paris adornée de ce nouveau surnom de « Reine de Hongrie ». Mais la pauvre Reine connut un destin tragique. Julie, accusée de trop de sympathie pour le « cy-devant roy et la dame Capet » fut emprisonnée aux Madelonnettes. Ce simple motif suffit à la faire guillotiner.

Certains autres historiens prétendent que l’enseigne toute proche du fabricant d’une eau fameuse, dite « de la Reine de Hongrie », appréciée par madame de Sévigné, aurait donné son nom au passage. Premier parfum à base d’alcool créé en 1370, il contient des notes de lavande et de romarin. Un grand parfumeur de Grasse (Fragonard) le commercialise toujours. Une note bien parfumée pour un passage qui ne l’est pas vraiment.
Bien sûr, ce passage ne garda pas ce nom devenu subversif au moment de la Révolution. En 1792 il fut voué à l’égalité et ne retrouva son identité d’origine qu’en 1806, pour le perdre à nouveau, en partie, l’année 1914.

Un lien? Faites passer! : « Autour du père Tanguy »

Bernard Vassor est un passionné d’histoire parisienne et de littérature. Fin connaisseur, il anime un blog, autour du Père Tanguy » qui est une véritable mine pour les amateurs du beau 19e siècle. Un site très rare où vous pourrez dénicher des informations souvent inédites puisées aux meilleures sources. « RUE CLAUZEL, UNE ERREUR SUR L’ADRESSE DE GUY DE MAUPASSANT » vient de paraître sur ce fameux blog. Du cousu main, fruit d’un excellent travail de recherche!

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Bernard et son copain le père Tanguy

Ne perdez pas de temps! Lisez ce blog et adhérez à l’association! (lien dans la colonne de droite)

Castelbajac démasqué!

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Quand un grand couturier passe devant un musée du costume (Musée Galliéra), il peut être pris d’une envie folle de dessiner. Jean-Charles de Castelbajac, la craie en main, a tracé – comme il le fait ailleurs dans Paris – Ces élégantes silhouettes, offertes en cadeau aux passants. Merci monsieur pour geste gratuit et inhabituel!

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Pour voir le site du couturier – très « flashy » et intéressant, cliquez sur le lien à droite!

Des chasseurs cueilleurs dans le 15e arrondissement

D’après le communiqué de l’INRAP :

« Une équipe de préhistoriens de l’Inrap exhume, dans le XVe arrondissement de Paris, les traces ténues des derniers chasseurs-cueilleurs de la préhistoire. Sur prescription de l’État (Drac Île-de-France), cette fouille de 5000 m² est réalisée sur l’emprise d’un futur centre de tri de collectes sélective, rue Henry-Farman.
La Seine, aujourd’hui à 250 m du site, empruntait il y a 10 000 ans un bras plus ancien repéré sous l’héliport. Ce site, sur la rive gauche, est le premier jamais fouillé pour la période Mésolithique (9000-5000 avant notre ère) à Paris. Sa position en bordure du fleuve a favorisé la conservation des occupations humaines préhistoriques, scellées par plusieurs générations de limons de débordement de la Seine.
Chasseurs-cueilleurs nomades, les hommes du Mésolithique ont établi sur ces berges leurs haltes de chasse à plusieurs reprises. Ils y ont abandonné des silex taillés et des fragments d’os d’animaux probablement consommés sur place. Ces vestiges mais aussi un foyer laissent présumer des bivouacs de quelques jours à plusieurs semaines.

 

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Boucherie, grattage des peaux pour la confection de vêtements ou de tentures ont été pratiqués sur place à l’aide de grattoirs et d’éclats. De nombreux déchets de silex révèlent que les hommes y ont surtout renouvelé leur panoplie de pointes de flèches. Caractéristiques de cette période, ces minuscules pointes aux formes géométriques étaient fixées à l’aide d’une résine à une hampe de bois.
Si les galets de silex issus des alluvions de la Seine ont été privilégiés, des grès provenant d’affleurements tertiaires de Meudon ou Clamart ont été acheminés sous forme de blocs ou de préformes pour produire des outils prismatiques. La fonction de ces outils est inconnue, elle pourrait toutefois être liée à la production des pointes de flèches en silex ou de leur hampe de bois.
Dans un paysage tempéré où la forêt remplace la steppe glaciaire, où le cerf et le sanglier succèdent au renne et au mammouth, l’arc, apparu vers 12000 avant notre ère l’arc, est l’arme de prédilection des chasseurs mésolithiques. C’est durant cette période que l’industrie lithique tend au microlithisme.
Fragments de haches polies, céramique, décorée ou non, témoignent de la fréquentation bien plus tardive des berges de la Seine, celles du Néolithique moyen (4200-3500 avant notre ère), du Néolithique final et du Bronze ancien (2500-1500 avant notre ère), enfin du premier âge du Fer (800-500 avant notre ère). Défriché, mis en valeur, le terrain devient une terre agricole en périphérie de village. »

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