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Archives pour janvier 2009

Paris secret, Paris insolite, à la télévision?

Des amis me signalent que « Paris secret, Paris insolite », passe à la télévision et, du coup, me demandent s’ils vont me voir dans le poste. Que nenni! Il s’agit en fait d’une émission des « Racines et des ailes » qui a repris le titre de mon bouquin!

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Encore de la pub déguisée! Décidément, on ne respecte plus rien, me direz-vous. Moi, je serai devant mon poste ce soir, car voir Lutèce en 3D, quel bonheur!

Pour voir Lutèce en images 3D (un vrai bonheur!), lien dans la colonne de droite.

Errances parisiennes… Les oeufs durs de la rue de Liège

Lundi après midi. Je laisse passer un homme souriant, qui sort de ce café bien parisien. Civilités urbaines de bon aloi. L’âge venant, je dois maintenant fréquenter les cafés régulièrement, pour des raisons… hygiéniques. C’est l’après coup de feu. Derrière le comptoir, on s’affaire. parmi trois personnes, un homme plus âgé, en pull et cheveux blancs immaculés.

- Vous désirez?

Pour moi, ce sera un café, comme d’habitude. J’attends, en humant l’ambiance. Ca sent surtout le cawa, le petit noir, l’express, la noisette. Et mes yeux, tout à coup, se heurtent à un très jolie chose : dans un charmant petit panier garni de paille, gisent deux oeufs durs. Une véritable surprise, car les oeufs, depuis longtemps, ont déserté les comptoirs parisiens… Ils en étaient pourtant l’un des principaux ornements, souvent présentés sur un support de bakélite, par six, faisant la ronde autour d’une indispensable salière.

Et puis le règlement est passé par là. Pas hygiénique le petit oeuf heurté sur le zinc. C’était pourtant bien pratique, pour calmer une petite faim. Ou parfois une grosse :

 » Il est terrible
le petit bruit de l’oeuf dur cassé sur un comptoir d’étain
il est terrible ce bruit
quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim
elle est terrible aussi la tête de l’homme
la tête de l’homme qui a faim
quand il se regarde à six heures du matin
dans la glace du grand magasin
une tête couleur de poussière
« 

 

 

Forcément… Comment ne pas penser à Prévert à ce moment précis? D’autant plus qu’en sortant du métro Liège, j’ai aperçu un homme qui tendait la main… A quelques mètres de lui, l’oeuf dur est là, aussi inaccessible que le jour où Prévert coucha ces quelques mots dans La grasse matinée

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Compteurs mireurs aux Halles de Paris, vers 1900


Sur le comptoir, dans une soucoupe de faïence blanche, gisent quelques coquilles de l’oeuf mangé par mon voisin de droite. Il est sorti, a humé l’air parisien, et s’est éloigné, avec en bouche les goûts étranges et mélangés d’un modeste oeuf dur et d’une bière. Un repas de roi pour l’affamé de 2009, à la tête « couleur de poussière ».

Puis je suis sorti à mon tour, envahi par la mélancolie. Tiens? Il ne pleut plus!

Et je me suis rendu à mon rendez-vous, toujours troublé par la simple vision de quelques coquilles sur un comptoir.

 

 

 

Hommage à l’ancêtre, par son plus humble serviteur…

On m’a déjà comparé au « Piéton de Paris » Léon-Paul Fargue. Faut pas exagérer… Bon, d’accord, je traîne ma carcasse depuis plus de trente ans dans les rues de la bonne ville, mais côté poésie, excusez-moi du peu…

.. Fais-moi quitter mon corps visible.
J’escaladerai les échelles
Des épreuves et des blessures,
Je traverserai les systèmes,
Incube de tous les soleils,
Goutte de feu, goutte de boue,

Dans ma soif de te reconnaître.
Sans toi, sans ta douceur sévère,
Ma vie est le rêve d’un rêve
Hanté de fantômes trop tendres. …

« L’exil » – Sous la lampe

 

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Léon-Paul. Vision nocturne par Brassaï


Pour connaître et apprécier l’oeuvre de Léon-Paul Fargue, voir le joli site des amis de celui-ci. Bibliographie, extraits, publications récentes. Tout y est. (lien dans la colonne de droite)

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La façade de l’immeuble où Fargue vécut ses derniers instants, 1, boulevard du Montparnasse, est celle d’une belle construction des années trente. Très classieuse. Juste à côté, le café porte le nom de… François Coppée. Un autre grand poète amoureux de Paris, qui a laissé de très jolies pages sur la capitale.

.. Chef-d’œuvre poétique de Paris, les quais ont enchanté la plupart des poètes, touristes, photographes et flâneurs du monde. C’est un pays unique, tout en longueur, sorte de ruban courbe, de presqu’île imaginaire qui semble être sortie de l’imagination d’un être ravissant. Je connais tellement, pour l’avoir faite cent fois, la promenade qui berce le marcheur du quai du Point-du-Jour au quai des Carrières à Charenton, ou celle qui, tout jeune, me poussait du quai d’Ivry au quai d’Issy-les-Moulineaux, que j’ai l’impression d’avoir un sérieux tour du monde sous mes talons. Ces seuls noms : Orsay, Mégisserie, Voltaire, Malaquais, Gesvres, aux Fleurs, Conti, Grands-Augustins, Horloge, Orfèvres, Béthune et place Mazas me suffisent comme Histoire et Géographie. Avez-vous remarqué que l’on ne connaît pas mieux « ses » quais que ses sous-préfectures ? J’attends toujours un vrai Parisien sur ce point : où finit le quai Malaquais, où commence le quai de Conti? Où se trouve le quai de Gesvres ? … (Le piéton de Paris)

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Mais pourquoi-donc l’emplacement du 24 a-t’il été gratté? Y-avait-il une gourance quelque part?

SOUS LES PAVES, LA NEIGE

Commençons bien l’année! Voici un joli texte – écrit à froid – par Cathy, ma copine de Montmartre. Et moi qui n’était pas sur la butte pour faire une bataille de boules de neiges avec elle! Encore une occasion de perdue! Mince alors!

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Bonne année à Cathy et à vous tous!

BONNE ANNEE !!!

 

SOUS LES PAVES, LA NEIGE

 

5 janvier 2009, j’ai 10 ans. Elle était annoncée, vite à la fenêtre, oui elle est là, la neige et elle flotte dans l’air.

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Vite, collant, chaussettes, bottes glissantes pas le choix, sous pull, pull, pull, pull, manteau de fourrure faire prendre l’air à la bête, bonnet enfoncé jusqu’aux yeux et me voilà parée. Vite dehors.

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J’hume l’air le sourire au coin des yeux grands ouverts. Je grimpe la rue Lepic, puis hardiment la rue Tholozé, aller plus haut là où la neige est plus blanche là ou le silence est plus grand et sentir la neige craquer sous mes pas. J’ai 10 ans. L’avenue Junot, la belle de Montmartre, porte à ravir toutes les saisons. Vite vite je passe le passe muraille, arrive. Oh my god les touristes !!! Vite vite redescendre, enfin tout doux, tout doux le pavé de Montmartre. J’ai 10 ans mais quand même je ne voudrais pas me retrouver les 4 fers en l’air, de quoi j’aurai l’air! Rue cortot, le Musée, la dite Montmartroise qui n’y est jamais allée n’ira pas encore aujourd’hui, fermé le lundi. Je pousse quand même Place du Tertre, désertée de ses peintreux frileux, je me place au centre et les souvenirs d’enfance me remontent à l’âme. J’ai 10 ans passé.

 

BISES, CATHY.

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