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Archives pour septembre 2009

Demandez le Conomètre!

Un cadeau de votre site, la copie intégrale de ce remarquable document des années 1920!

En haute définition pour permettre sa copie et sa diffusion.

Sans modération

Un de nos amis s’est fait engueuler par son chef parce qu’il l’avait affiché sur la porte de son bureau… (authentique!)

Toujours valable en 2009!

Recommandé par France télécom!

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Paris insolite ; honneur à l’ancêtre!

L’Astrée, 69 rue de Lévis, Paris 17e (métro Villiers)

Mardi 6 octobre de 19 h00 à 22h00

la librairie l’Astrée et les éditions Attila

vous invitent à rencontrer Benoît Virot et Frédéric Martin qui nous présenteront la réédition du livre Paris Insolite éditions Attila, de Jean-Claude Clébert et Patrice Molinard

Deux comédiens, Aurélia Puchault et Gilbert Levy nous liront des extraits de ce texte de 1952.

 

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Jean-Paul Clébert : une vrai gueule d’acteur Holyvoodien!

Jean-Claude Clébert arpenta le pavé parisien dans les années 50, et a tiré de ses errances des pages magnifiques, rééditées grâce aux bons soins des éditions Attila. Ne vous laissez pas berner par le titre, on est très loin de l’exotisme de pacotille. Le récit est illustré par 115 photos signées par Patrice Molinard. Vous voulez visiter Paris d’une façon originale ? Prenez l’ouvrage et mettre vos pas dans ceux de Jean-Claude Clébert

 

Enquête romancée. Cherchant à côtoyer le monde des souteneurs et des prostituées , des clochards , des chiffonniers , des Arabes et des Gitans , l’ auteur a vécu « en quête du pain et du gîte quotidiens dans une angoissante et merveilleuse incertitude du lendemain »

 

« Un soir que le froid m’avait chassé des berges de la Seine et que je n’avais pu trouver de place à la péniche du pont d’Austerlitz…j’aperçus un feu brûlant dans la rue Sauvage entre les rails du train qui tourne à cet endroit… »
Le Paris de 1952 décrit par Jean Paul Clébert correspond à un monde partiellement disparu. Son évocation de l’univers interlope des Halles ou le grouillement du marché aux vins de Bercy étonnerait en effet nombre d’habitués contemporains du forum ou du récent multiplex de la rive droite.
 » …À force de coucher à droite à gauche, on finit par connaître une quantité de trucs, ficelles, flèches, de piaules et de planques… « 
Il fut un temps où les habitués des bars kabyles roulaient leurs cigarettes au kif sur le zinc du comptoir. Ailleurs, dans la capitale, des ferrailleurs millionnaires en hardes poussaient des landaus chargés de trésors récupérés dans les beaux quartiers tandis qu’une cohorte de personnages déclassés, magnifiques et assurément louches s’engouffraient par d’inquiétantes trappes à charbon dans des immeubles miteux.

 

Il faut sauver la maison Basfroi!

On aimerait parfois avoir tort…

Depuis plusieurs années, une association courageuse se bat pour la sauvegarde d’un immeuble parisien, n°22 rue Basfroi, un « témoignage exceptionnel de l’architecture domestique du faubourg Saint-Antoine » selon la Commission du Vieux Paris.

Sous une apparence ordinaire, la maison Basfroi cache un bel escalier en bois du XVIIe siècle, un puits en cave et des menuiseries anciennes.

En 2006, l’Opac de Paris voulut la démolir car elle empêchait, semble-t-il, la construction de 55 logements sociaux.

La presse s’en mêla, les associations de défense grondèrent et la maison fut inscrite au PLU.

L’avenir semblait radieux…

Le président du Comité de sauvegarde criait victoire…

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Un certain Rodolphe Trouilleux (un défaitiste notoire) lui écrivit alors le 18 décembre 2006 :

 

 

 

« Si Bertrand Delanoë « sauve » la maison de la rue Basfroi comme il a « sauvé » celle de la « Belière » rue Daguerre, ça promet : seule la façade (sans aucun intérêt) a été conservée. les murs intérieurs, le vieux café, la toiture (!), tout a disparu pour faire une maison « à l’identique » comme on sait bien le faire à Disneyland… (allez voir les photos sur internet, c’est on ne peut plus « parlant »). Mefiez-vous de l’architecte qui supervisera le chantier : il est capable de donner son accord pour sauver uniquement la façade, sous prétexte (elle est bien bonne) que le « bâti intérieur ne présente plus un état satisfaisant ».

La façade de la rue Basfroi « seule » ne présente aucun intérêt. ll faut la sauver dans son ensemble ou rien. Le « façadisme » est un véritable scandale, car il permet toute les dérives patrimoniales. Pourquoi, en effet, ne pas reconstruire l’Hotel de Ville de Paris en gardant seulement la façade. Tout béton à l’intérieur? : cela ne gênerait absolument pas certains élus (de tous bords). Soyez vigilant, et ne croyez pas tous les discours des architectes. Ce type de maison, vendue par des promoteurs, dans le marais, a été très bien restauré, intérieur comme extérieur.« 

 

J’ai écrit cela en 2006! Et voilà que j’apprends grâce à l’excellent site « La Tribune de l’Art » que le maire du 11e arrondissement veut faire supprimer la protection dont bénéficie la maison Basfroi, gênante pour la construction de logements sociaux!

 

Bien sûr, en attendant, la maison se dégrade… Lentement mais sûrement…

 

Je me rappelle – oh, c’est un vieux souvenir! – des maisons du XVIIe siècle que j’avais visité rue de Charenton ; une belle façade en pierre de taille, des rampes d’escalier en bois, d’époque! Et je n’avais pas tout vu!
Ne les cherchez plus, l’Opéra-Bastille les a remplacé! La raison d’Etat est toujours la meilleure, comme chacun sait…

Visitez le site du comité de défense et déposez votre soutien. La maison Basfroi le mérite. (lien dans la colonne de droite).

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La rampe d’escalier de la maison Basfroi :

le logement social peut aussi être réalisé dans des murs d’époque! Si, si!

(Photo Comité de sauvegarde de la maison Basfroi)

 

 

 

 

Arbres en zinc aux Batignolles

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Trouvé dans le Journal de Toulouse politique et littéraire du dimanche 14 février 1858, cet étonnant entrefilet :

« - On fait en ce moment aux Batignolles un très beau jardin anglais planté d’arbres eu zinc vernissé et chargés de fleurs en verres. Il est impossible de se faire une idée de cet admirable jardin qui défie les intempéries des saisons; les camelias, les rododendrons, Ies magnolias, les lauriers des trois espèces, les rosiers, les chèvrefeuilles, etc., etc., sont d’une perfection et d’une fraîcheur à tromper l’oeil le mieux exercé et le plus savant. »

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Une nouvelle : La cinquantaine au café

Le matin, quand il se regardait dans la glace de la salle de bains, il bombait le torse, essayant désespérément de mettre en valeur ses pectoraux. Puis il écartait ses lèvres pour contrôler l’état de ses dents. Mais il aurait mieux fait de s’abstenir. L’éclat métallique de se ses prothèses dentaires lui rappelait qu’il n’avait plus la totalité de ses quenottes… Ses cheveux rares et ébouriffés et ces tempes grisonnantes, bon… Il en avait pris l’habitude, mais il regrettait tout de même l’abondance de la toison de ses vingt ans… Vingt ans ! Voilà trente ans qu’il avait cet âge, béni des insouciants et chantés par les poètes… Il se souvenait de ce jour comme s’il s’agissait de la journée précédente : le travail écoeurant en usine, un avenir qui semblait bien incertain et une jolie fille douce et parfumée qui lui refusait ses faveurs… Brune aux yeux clairs, elle totalisait dix huit printemps et était magnifiquement désirable… Lui, quand il avait le bonheur de boire un verre avec elle, la mangeait du regard. Tout était charmant chez cette fille, des pieds à la tête, et l’échancrure de son pull laissait apercevoir la fente d’une poitrine ferme et rebondie, prometteuse de baisers chauds et salés… Mais ce qui passionnait ce garçon, hantait ses mornes journées d’ouvrier et troublait son sommeil, c’était ce regard, si bleu… ou vert ? Cette couleur indéfinissable dans laquelle il plongeait avec délices ou s’envolait parfois, car ces yeux, changeant avec le temps, pouvaient épouser parfaitement les couleurs du ciel.

 

 

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Ces matins-là, à Paris, boulevard Saint Germain, le café pris en tête à tête avait un goût subtil et le badinage qui constituait l’essentiel de notre conversation n’avait pas beaucoup d’importance. J’essayais de briller mais je n’y parvenais pas vraiment… Elle, était une étudiante, une intello qui m’impressionnait avec un savoir qui devait être pourtant bien superficiel… Je n’avais pas grand chose à rétorquer mais je m’en moquais éperdument. Seule comptait la présence de cette fille, de cette femme, de ce corps que j’aurais tant aimé serrer contre moi, embrasser, lécher , couvrir de mille caresses.
Comme si c’était hier, je la revois venant au devant de moi, vêtue d’une robe – formidable audace à cette époque – qui se soulevait légèrement quand elle marchait. Ses jolies jambes étaient gainées d’un collant crème et elle avait chaussé des tennis blanches… Ce jour là, j’ai osé lui prendre la taille pour l’embrasser…sur la joue…
Mais elle n’avait pas le temps de s’arrêter… Elle avait rendez-vous, me dit-elle, avec un de ses professeurs, pour parler d’un boulot, d’études, de je ne sais quoi…
Puis elle disparut, ne répondant plus au téléphone…

Et j’appris plus tard par un de ses copains qu’elle vivait avec un professeur depuis quelques mois. J’ai brûlé ses lettres et ses photographies en écoutant un vieil air de pop complètement ringard et puis j’ai pris le train et me suis précipité dans la mer pour me noyer dans sa couleur.

Le ridicule ne tuant jamais, on m’a repêché… Je me suis fait engueuler par les pompiers et on m’a conduit à l’hôtel… Ma chambre donnait sur l’infini…J’ai pleuré… Encore pleuré… Et puis je me suis endormi vaincu par la fatigue…

Trente ans depuis… Je me suis marié… Un enfant… Une voiture… Une maison… Du bide… Le cheveu rare… Je bois toujours le même café à la même terrasse… boulevard Saint Germain. Un matin, alors que je le sirotais tout en lisant mon journal, j’entendis dans une sorte de brouhaha :

- Rodolphe ?

- Oui ?

Une femme se tenait devant moi, accompagnée d’une jolie jeune fille.

- Ça alors ! Si je m’attendais…

C’était elle… Un peu plus ronde qu’autrefois… un peu voûtée aussi. Elle n’avait plus les cheveux longs mais une drôle de coupe à la mode qui la gâchait…

Sa fille nous laissa. Elle venait d’avoir vingt ans et avait rendez vous… à la fac.

Mon amour d’autrefois s’assit, prit un café, et notre conversation reprit… Nos vies y passèrent – j’oubliais volontairement l’épisode maritime – et elle me parla de son divorce, de sa maladie vaincue et…

Mais je n’écoutais plus, car, avec délices, je me plongeais à nouveau dans la mer de ses yeux, qui, comme autrefois, touchaient à l’infini du ciel.

Revoir Jacquemont

Pour tous ceux qui ont assisté, participé au spectacle, voici un premier diaporama intitulé

Album Jacquemont n°1

accessible dans la colonne des liens à droite.

Merci à Emmanuelle et à Fanny pour leur participation à la constitution de cet album!

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Je, tu, il, nous, vous, toi…

Donner…
Je, tu, il, nous, vous, toi, avons tous donné un peu de temps, beaucoup de patience pour monter un beau projet : le voyage inachevé de Victor Jacquemont. Au début, j’ai eu du mal à croire à cette nouvelle aventure puis un beau, un grand personnage est sorti des ténèbres pour me parler et me conter son histoire, celle d’un jeune homme un peu trop mince parti à l’aventure pour oublier les yeux, la bouche, l’allure, l’ âme et le corps de celle qu’il aurait tant aimé serrer dans ses bras…

Il écrivait bien, avait des préoccupations parfois très proches des nôtres, et croyait avant toute chose à la beauté, à la grandeur de sa mission. Il collectait des fleurs qu’il aimait à la folie, collectionnait les roches, dessinait adroitement et essayait, parfois de manière bien maladroite, de comprendre les habitants de ces Indes mystérieuses, si colorées et aussi si différentes de Paris et de la France de 1830.Puis le destin se chargea de faire disparaître ce garçon passionné.

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Nous y avons beaucoup perdu, mais, en 2009, ses lettres et son journal nous permettent de toucher à l’essentiel.
Jacquemont, cet insensé parti à l’autre bout du monde, nous conseille de vivre nos passions sans compter… Nous verrons bien ce que la vie fera de nous : vivons, aimons…

Merci à toi et à toi aussi, à vous tous. Voir son texte porté par les autres est une expérience bouleversante… Vous m’avez ému plus que vous ne le croyez, tous, chacun à votre manière.

Je vous embrasse de toute mon âme.

Rodolphe

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« Il est sur ma montagne une épaisse bruyère
Où les pas du chasseur ont peine à se plonger,
Qui plus haut que nos fronts lève sa tête altière,
Et garde dans la nuit le pâtre et l’étranger.
Viens y cacher l’amour et ta divine faute ;
Si l’herbe est agitée ou n’est pas assez haute,
J’y roulerai pour toi la Maison du Berger.

Elle va doucement avec ses quatre roues,
Son toit n’est pas plus haut que ton front et tes yeux
La couleur du corail et celle de tes joues
Teignent le char nocturne et ses muets essieux.
Le seuil est parfumé, l’alcôve est large et sombre,
Et là, parmi les fleurs, nous trouverons dans l’ombre,
Pour nos cheveux unis, un lit silencieux. »


Alfred de Vigny, La maison du berger (extrait)

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Paris secret et insolite : L’echo touristique

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Répétition générale!

Hier soir… répétition générale du

Voyage inachevé de Victor Jacquemont… Quelques instantanés…

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Forget me not : tu es la sultane de mes pensées…

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Quand Victor Jacquemont envoyait des fleurs… (voir ci-dessous)

 

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