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Archives pour janvier 2010

L’âme de la Butte Montmartre, un monde disparu…

Inutile de chercher la grotte de Gabrielle d’Estrées à Montmartre. Elle a disparu depuis longtemps. Une plaque signalait au-dessus d’une assez jolie porte d’entrée, n°2 rue Cortot, que Gabrielle avait résidé ici. Une belle légende… Quand on descendait le jardin à flanc de coteau, on découvrait une chaumière où « le bon roi Henri » aurait vécu des amours heureuses en compagnie de la belle Gabrielle…

Se baigna-t’elle dans cette grotte qui ressemble avant toute chose à un agréable aménagement de jardin? On peut en douter… Mais nous pouvons regretter aujourd’hui la disparition de ces constructions pittoresques. Elle étaient un peu de l’âme de la Butte.

Suit un article paru dans Le Figaro du 10 octobre 1912 :

Tout en haut de la Butte, au numéro 2 de l’étroite rue Cortot, une porte vermoulue, percée d’un judas grillagé et qu’encadre un chambranle de pierre, donne accès sur un vaste jardin qui descend par étages vers la rue Saint-Vincent, à travers un inextricable enchevêtrement de ronces et d’arbustes.

A l’extrémité; un pont de pierre que flanque un double escalier domine un terrain vague encombré de matériaux de construction, et l’on aperçoit non loin la place où naguère encore s’élevait la Maison au toit de chaume, l’ancien pavillon de chasse de Henry IV, démoli depuis. C’est là, à l’angle des rues Saint-Vincent et Becquerel, que se cache, enclos de vieux arbres délabrés, un des plus curieux vestiges du Montmartre de jadis. En cet endroit, en effet taillé dans le rocher, que surplombe le pont, s’ouvre une grotte de rocaille. un saule dénudé l’abrite et marie aux feuillages de lierre et de jasmin qui tapissent le mur ses branches retombées.Une belle vasque de pierre blanche et lisse s’arrondit sur le sol au centre de la grotte.

Et tout récemment encore une tête de marbre représentant les traits d’Henri IV, s’encastrait sur le fond, à hauteur d’homme. L’eau d’une source prochaîne jaillissait autrefois de sa bouche, et le Roi Vert-Galant, faisant par aventure figure aimable de triton, dispensait à plusieurs joues, l’onde claire qui, rebondissait en cascades sur les coquilles de pierre incrustées dans le roc, ruisselait en bouillonnant au creux de la vasque. Telle est Ccette fontaine, où la tradition prétend que Gabrielle d’Estrées aimait jadis à se baigner, parmi le décor verdoyant des grands arbres.

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Deux grottes latérales, creusées dans le rocher, plaident en faveur de cette légende pour le moins vraisemblable. Dans chacune, en effet, de larges bancs de pierre s’étalent, propices, comme allaient dire quelques lustres plus tard les précieuses habituées de l’Hôtel de Rambouillet aux « commodité dela conversation » et toutes deux pouvaient offrir à la belle baigneuse le plus discret refuge. Cependant, cet intéressant souvenir tombe en ruines; c’est à peine si, sur le rocher qui s’effrite, apparaissent encore, çà et là, quelques vagues silhouettes des poissons sculptés qui l’ornaient jadis; les coquilles de pierre s’écaillent et se brisent, des blocs se détachent et des fragments jonchent la terre.

Et bientôt, si l’on n’y prend garde, il ne restera rien de la baignoire de la Belle Gabrielle. Déjà, dernièrement, quelque promeneur peu scrupuleux passa par la et, depuis ce jour, le portrait de Henri IV a disparu. Le buste de Virgile qui du haut de son socle contemplait la fontaine et qu’il gardait peut·être au fond, de ses yeux vides tant de douces visions sylvestres, le buste a failli choir parmi l’herbe, et l’on a dû, pour le préserver d’une mortelle chute, l’arracher à sa rêverie bucolique. Ne pourrait-on sauver aussi la fontaine de la démolition? Celle-ci aura vite fait déterminer un jour prochain l’œuvre que le temps n’a pu achever encore.

 

Jaques Patin

Quelques vues d’un monde disparu à jamais, Montmartre d’autrefois :

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2 rue Cortot : l’entrée du Parc de la Belle Gabrielle

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La chaumière de Henri IV

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Le toit de chaume donnant sur la rue Saint Vincent

La mort du fils…

Saint-Denys du Saint sacrement. Rien de plus classique que ce bâtiment, placé à l’angle de deux rues, (Saint Claude et Turenne). Si une « pelle » de la Ville de Paris n’invitait pas à y entrer, on passerait facilement son chemin. A l’intérieur, l’architecte a poussé le classicisme jusqu’au bout, et les colonnes en imposent. Le chemin de croix, véritable bande dessinée, à lui seul, mérite le détour.

 

Au fond, dans une chapelle située à gauche de l’entrée est une toile placée bien haut, comme au fond d’un grand couloir. Un bouton électrique pressé permet d’éclairer ce chef d’œuvre, « Déposition de la Croix » due au pinceau du très inspiré Eugène Delacroix.

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Aucun roman américain à succès ne vous invitera à venir admirer et décrypter les signes contenus dans ce tableau. Pourtant, la douleur de la mère meurtrie y est exposée de façon magistrale.

Marie est là, toute d’abandon, traumatisée et bouleversée par la mort du fils. Ce tableau subtil porte en lui toute la douleur de parents éplorés qui perdent un enfant trop tôt pour une raison toujours mauvaise. C’est un monument dédié à la peine et à la tragédie.


Cette toile est un bijou, une merveille qu’il faut voir absolument.


Pour cela il suffit de pousser une porte, simple et classique, dans une rue passante du vieux Paris.

François Gabriel, « roi des photographes » de Montmartre.

 

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Il fait froid et humide cette fin de journée, je sors du funiculaire. Là, je tourne à droite et ne peux m’empêcher de regarder le panorama. Une brume inonde Paris et une lumière oblique donne des allures fantômatiques à la mer des toits. C’est beau, tout simplement. Peu de touristes. Sur un pilier, un jeune homme se contorsionne avec grâce, jonglant avec un ballon. C’est original. Après le clic clac de mon appareil photo, je poursuis ma route… Je suis en haut des fameux escaliers, que je dévale seul en direction de mon rendez-vous : L’été en pente douce, un café-restaurant charmant, aux tables de marbre, ancienne boulangerie, comme en témoignent les « fixés sous verre » du plafond.

 

Mon rendez-vous est là. C’est Hélène, la petit fille du « roi des photographes ». Là, juste en face, en bas des escaliers de la rue Maurice Utrillo, alors Muller, de 1914 à 1959, son grand père François Gabriel, a photographié des générations de passants, de silhouettes parisiennes.

 

A sa guise, il posait son trépied devant les marches et saisissait au vol les parisiens endimanchés descendant du Sacré-Coeur.

 

Les marches étaient là, et servaient naturellement de degrés pour installer les modèles d’un instant.

 

- Regardez là, le petit oiseau va sortir, ne bougeons plus!

 

Clic.. Clac…

 

- Merci messieurs dames. Votre cliché sera près le…

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Des milliers de modèles, femmes, enfants, chiens, passants d’un jour…

 

C’est ainsi que Gabriel gagna sa vie et nourrit sa famille grâce à un escalier de la Butte, bien placé, juste devant sa boutique située au bas des marches. Des centaines, des milliers de clichés qui se ressemblent mais qui ne sont jamais identiques…

 

- Je ne voudrais pas vous déranger, j’ai amené plein de choses…

 

Mais non Hélène, vous ne me dérangez pas! Si vous saviez combien j’aime cette sorte de rencontre. De son sac à malice, la petite fille du roi – une princesse, forcément – sort des enveloppes dessinées par « Totor », un copain de Gabriel. Tout celà fleure l’humour à deux sous de la belle époque, joli et drôle.

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Une enveloppe de « Totor »

 

Puis la princesse continue son histoire ou plutôt celle de sa famille. Une mère décédée et un appartement du 17e à vider avec hâte et tristesse – je connais – et une valise où git l’oeuvre d’une vie, les ultimes traces d’un royaume de pacotille, de papier en noir et blanc…

 

Mais pourquoi donc avoir gardé ces photographies des escaliers? Oui, pourquoi celles-ci?

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Vrais Poulbots et chapeaux cloches…

 

Parce que papa, fils de roi, y figure! D’une image à l’autre, il grandit, grandit… parfois sa grand-mère apparaît… Elle vieillira au fil des images avant de disparaître…

 

Une histoire des plus formidables, celle d’un photographe de quartier, salué par les passants de l’escalier quand il mangeait toutes fenêtres ouvertes dans sa salle à manger : bonne journée monsieur Gabriel!

 

Une histoire de quartier, de lumière, celle d’un homme qui fit la guerre 14-18, qui aima, travailla laborieusement au fond de son laboratoire pour révéler ces milliers de sourires, ces silhouettes du passé qui nous parlent aujourd’hui.

 

Puis, un jour, le roi Gabriel rendit sa couronne et son sceptre, baissa le rideau de sa boutique, rangea ses images et rejoignit son nouveau domicile, un modeste deux pièces où il acheva ses jours difficilement.

 

Moi je crois, qu’arrivé au Paradis, Saint-Pierre convoqua tous les saints pour une photographie sur un escalier en nuages. Depuis, devenu « photographe officiel des cieux », Gabriel, ex-roi de Montmartre, photographie tous les nouveaux arrivants…

 

Malgré tout ce talent… Je ne suis pas pressé d’être sur la photo…

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L’enseigne du Roi des photographes…

 

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Etait accrochée ici, en haut et à droite de la photo (crochets visibles) Sur la gauche, l’arrière-petite fille du roi… L’enseigne fut vendue et envoyée aux Etats-unis! Qui saura la retrouver?

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Soir de janvier (photo R.T.)

Hélène recherche activement le moindre renseignement sur l’oeuvre de son grand-père. Si vous avez des infos, laissez-moi un message, je lui transmettrai avec plaisir.

Et si vous voulez en savoir plus sur François Gabriel, le roi des photographes, allez sur le site ami : Dixhuitinfo.com (lien dans la colonne de droite).

 

Spécial copinage : Vivre le Marais! Un blog comme je les aime…

L’enclos du Temple, vous connaissez? Ah? Le quartier du Temple? Oui?

 

Cet ancien enclos des Templiers puis de chevaliers de Malte et où, dans le fameux « donjon », fut emprisonné Louis XVI et sa petite famille (à l’emplacement de la Mairie du IIIe…

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Le Temple, avec son donjon et ses tourelles d’enclos visibles à droite et à gauche…

 

Rue Charlot, ce qui peut-être l’ultime vestige de cette ville dans la ville a failli passer à la trappe. Heureusement, il y a toujours des gens vigilants…

 

Cette tour, maintenant enclavée dans un immeuble situé au n°73 rue Charlot, sera peut-être un jour visible des promeneurs?

 

Vous saurez tout, tout, tout sur cette affaire en lisant le blog de Gérard Simonet Vivre le Marais! (lien dans la colonne de droite).

Et parcourez l’ensemble de ce site, ça en vaut la peine!

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La fameuse tour… 

 

Plaisirs balnéaires… à Paris en 1911!

Un certain jour, un Maire de Paris, futur Président de la République, promit de se baigner dans la Seine, celle-ci devant être épurée… Hélas! il ne tint pas sa promesse et les médias, comme le public, lui rappelèrent longtemps sa petite phrase.

 

Mon épouse, qui ne vivait pas en 1911, se rappelle parfaitement et avec nostalgie de ses baignades dans la Seine, en banlieue parisienne… Qui songerait maintenant, à tremper dans le fleuve , ne serait-ce que le pied?

 

Merci à Daniel pour avoir déniché la petite perle qui suit, extrait du Petit propriétaire du 20 juillet 1911.

OU SE BAIGNER A PARIS ?
Le Préfet répond : A l’abreuvoir de Puteaux après souper!

A propos d’une affiche de la Préfecture de Police

 

REPUBLIQUE FRANÇAISE
Liberté Egalité Fraternité
Préfecture de Police.
Avis concernant les baignades en rivière.

Les seuls points sur lesquels, en dehors des établissements de bains, les baignades de rivière peuvent avoir lieu dans le ressort de la Préfecture de police pendant l’année 1911, en exécution de l’article 145 de l’ordonnance de police du 30 Août 1895, sont les suivants :

En Seine, rive gauche :

A Vitry-sur-Seine, à partir de la rue Constantin sur une étendue de 50 mètres en aval et une largeur de 15 mètres. A Puteaux, à l’Abreuvoir, après 9 heures du soir. En Marne, rive droite : A Saint-Maurice, sur une étendue de 25 mètres, entre les îles de Charentonneau et d’Enfer. A Saint-Maur, à 50 mètres en amont du pont de Créteil, sur une étendue de 25 mètres, Rive Gauche.
A Joinville-le-Pont, à 200 mètres environ en aval du Pont, au lieu dit le Banc de Sable.
A Créteil, dans le bras du Chapitre, en aval . du Pont de la rue du Moulin-Berson, sur une étendue de 25 mètres.
L’article 138-140 de la même ordonnance, interdit expressément de se baigner dans les canaux de la Ville de Paris (Canal Saint–Martin, canal Saint-Denis et de l’Ourcq). Les baignades « en pleine eau » interdites dans Paris, peuvent avoir lieu hors Paris, sous la conduite de mariniers permissionnés à cet effet. Exception est faite pour les riverains qui ont la faculté de se baigner au droit de leur habitation, sans aucune autorisation. Il est rappelé qu’il est défendu de se bai-gner nu et de se tenir hors de l’eau sans être couvert d’un peignoir.

Paris, le 29 mai 1911,
Le Préfet de Police,
Lépine

Comme on peut le voir par la circulaire ci-dessus, les endroits où les baignades peuvent s’effectuer sans dommage pour la pudeur publique et municipale sont strictement limités, malgré la campagne et les discours de nos députés. Il est vrai qu’il convient d’y ajouter les quelques endroits où il est permis de se baigner jusqu’aux genoux et comme on peut le voir sur notre cliché, les enfants et les jeunes gens profitent volontiers de cette tolérance.

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Inutile d’essayer de faire trempette ici en 2010! Le port de la Concorde y a été amménagé pour des péniches de luxe.

Il suffit d’aller se promener sur les berges pour se rendre compte de la joie qu’éprouvent ces gamins à barboter dans l’eau. Plaisirs balnéaires, que nous souhaitons à nos lecteurs de goûter bientôt. C’est un lieu commun de dire que parmi les grandes villes, Paris est une de celles où on se lave le moins. Les établissements privés sont trop coûteux pour une grande partie de la population, quant aux piscines municipales, elles sont en nombre infime, et généralement assez mal installées. La Seine n’est pas toujours très propre, d’autre part, sa température n’est favorable à la natation que pendant trois mois de l’année au plus. Toutefois il me semble que de ce côté., il y aurait fort à faire, et que en quelques ‘endroits bien choisis, fussent même assez loin du centre, du côté d’Auteuil ou de Bercy, il serait facile d’aménager des écoles de natation municipales ou bains publics gratuits, présentant toutes les garanties d’hygiène et de sécurité. La natation est à coup sûr un des meilleurs exercices physiques qu’il soit possible de trouver, surtout pour l’enfant, parce qu’il met en œuvre tous les membres et par conséquent, donne lieu à un développement musculaire très régulier. Ainsi que l’a fait remarquer le docteur Dieupart, l’enseignement de la natation dans les écoles communales se fait d’une manière ridicule. On place les enfants sur des bancs, à plat ventre, et on leur fait exécuter en mesure des mouvements de bras et de jambes, qui ne servent à rien du tout, sinon à imiter les efforts impuissants de la tortue pour se retourner lorsqu’on l’a mise sur le dos. Plusieurs fois déjà, les instituteurs, les directeurs d’écoles, ont protesté contre cet usage, et à coup sûr, ils n’avaient pas tort de penser qu’un tel exercice était une simple perte de temps. La vérité qui peut paraître élémentaire bien qu’elle soit méconnue par nos pédagogues officiels est celle-ci : pour apprendre à nager, il faut de l’eau. L’enfant le plus assoupli, dit encore le docteur Dieupart, décomposant le mieux, les mouvements de la natation; le plus docile sur son banc de manœuvre, oubliera, une fois dans l’eau, cette science péniblement acquise. Il semble au contraire. qu’avec une surveillance médicale sérieuse, les enfants des écoles seraient à même d’apprendre à nager rapidement pendant la belle saison et ainsi, prendraient goût à cet exercice, dont le moindre avantage est d’habituer ceux qui le pratiquent à la propreté corporelle. Il suffit de pénétrer dans un wagon du Métropolitain vers 7 heures du soir, pour se convaincre que c’est là une nécessité urgente pour une bonne partie de la population parisienne. Il ne fàudrait pas qu’au nom de l’éternelle et stupide rengaine de la liberté, de l’initiative privée, on imposât plus longtemps le régime de la crasse laïque et obligatoire! Comme dit la chanson, ce n’était pas la peine assurément … Pour parler sérieusement, il y a là un scandale qui doit cesser. Un jour prochain, peut-on l’espérer, les fortifications seront rasées, les vastes étendues de terrain ainsi récupérées ne seront pas entièrement livrées aux vandales et aux spéculateurs, grâce aux efforts de l’Association française des cités-jardins de la Ligue des espaces libres, des Amis de Paris, et de toutes les autres sociétés qui viennent si récemment de grouper 1eurs efforts, il y lieu de penser que les arbres et le maigre gazon qui constituent actuellement la campagne du pauvre, ne feront pas place à une maison modern-style à 8 étages, à des statues de Tartempion ou autres illustres inconnus. Sans doute il serait bon d’installer sur cette zone de fortifications, près des quartiers les plus peuplés à l’extrémité des larges boulevards conduisant aux portes de Paris, des piscines à eau chaude ou froide, suivant la saison, et destinées spécialement aux écoles des arrondissements voisins. Resterait à étudier leurs emplacements, leurs dimensions, leurs frais et leur utilité, cela nous entraînerait un peu loin. Pour terminer, il faut bien avouer aussi que le mouvement en faveur des habitations salubres et à bon marché trouverait dans de semblables installations une aide puissante, car du jour où l’ouvrier aura plus de soin de sa propreté personnelle, il aura également souci de plus de bien-être et d’hygiène dans son intérieur, et c’en sera fini de cette insouciance de ce laisser-aller qu’exploitent comme à plaisir des propriétaires aussi dépourvus d’aménité que d’intelligence.

 

Roger de Flainville

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La baignoire de Marat : un vieux souvenir…

J’étais un enfant… Et papa me conduisit un jour juste à côté de son travail : au musée Grévin. Un long couloir… Puis un foyer digne des plus jolis théâtres… Le monsieur qui lisait son journal sur un banc était faux, bien sûr, comme ce gardien impassible… Ah, mais non! Il bougeait!

Puis je suivis papa, passionné d’histoire, et qui me montra Marie-Antoinette, Louis XVI, Fernandel! Il étaient plus beaux que les vrais, et puis une ambiance particulière baignait ces lieux, j’étais fasciné.

Le Palais des mirages me passionna… La lumière s’eteignait et… crac! bing! vrrrr! Et tout à coup, apparaissait une jungle de théâtre… Un palais des mille et une nuits… Papa, j’ai peur!

Revenu vers les personnages de cire, ma scène préférée était l’assassinat de Marat… Mais quelle horreur!

- Tu sais, la baignoire, c’est la vraie, celle de Marat!

Je n’y croyais pas vraiment tout en voulant y croire…

L’histoire venait de me chiper… L’intérêt pour l’insolite se réveillait en moi!

En feuilletant un vieux catalogue illustré du Musée Grévin – cuvée 1897! – j’ai découvert l’histoire de « ma » baignoire. Tragique au début, elle est ensuite assez savoureuse!

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La scène qui me passionnait!

« …la carte de France de 1791, les numéros de l’Ami du Peuple, journal publié par Marat, la pique, le couteau, etc, toutes pièces du temps assez difficiles à trouver aujourd’hui et qui permettent aux spectateurs d’apprécier quels soins et quelles patientes recherches ont présidé à la reconstitution du drame. Les personnages ont été modelés par M. Léopold Bernstamm, sculpteur attitré du Musée, d’après les portraits et documents exposés dans la même galerie à côté d’un numéro original du journal de Marat. On peut voir dans la même vitrine les dernières lettres de Charlotte Corday, ainsi qu’une lettre de Marat adressée aux membres du Tribunal de Police. Nous empruntons à M. le comte d’Ideville le récit émouvant de la scène du 13 juillet 1793, inspiré par sa visite à la chambre où le célèbre conventionnel fut assassiné :

« Il est sept heures et demie du soir; la chaleur est suffocante; l’animation de la rue n’a point cessé; des groupes de patriotes se ·tiennent à la porte; des porteurs de journaux attendent; des ouvriers d’imprimerie vont et viennent apportant des épreuves, se croisant dans le grand escalier à la rampe en fer forgé. Assis dans sa baignoire, là, dans ce cabinet où nous sommes, Marat, le front entouré d’un linge mouillé, la face rouge et congestionnée, corrige un article et inscrit, pour le lendemain, les noms destinés à la guillotine. A ce moment, la servante concubine Simone Évrard récalcitrante, ouvre la porte et introduit, sur l’ordre formel du maître, la belle provinciale, Il me semble la voir devant mes yeux, elle, debout, tremblante, appuyée contre cette même porte que nos mains touchent. Malgré l’invitation de l’homme, elle a hésité à s’asseoir sur l’escabeau placé près de la baignoire; ses regards se fixent sur les regards hideux et lascifs du monstre. Elle nous apparaît bien telle qu’elle était alors, avec ses boucles de cheveux blonds épars sous la coiffe du temps; la poitrine haletante sous le fichu qui la couvre; sa robe aux rayures brunes traîne sur le carreau humide. La voilà qui se lève, qui parle, s’anime, tandis que les yeux de la vipère s’allument à la pensée des victimes nouvelles qu’elle lui dénonce, butin du bourreau. Enfin elle se penche; l’œuvre sinistre s’accomplit. Aussitôt détournant la tête, l’infortunée se tient debout, immobile, illuminée, sereine : c’est bien l’Ange de l’assassinat ! Au moment même l’expiation commence, On se précipite, on accourt, on hurle. Les femmes, les familiers de la maison, les gens de la rue envahissent le logis. Charlotte est saisie, terrassée en un clin d’œil, serrée à la gorge, déchirée, frappée de coups, couverte de souillures. Quelques instants de plus et son cadavre tombera auprès de sa victime, si les membres de la Section n’arrivent pour la protéger! Mais son agonie doit être plus longue. L’héroïne doit souffrir longtemps encore, car il lui faudra expliquer et justifier son crime devant les juges avant d’entrer dans l’immortalité ! »

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David : le génie au service de la tyrannie

Nous croyons devoir également reproduire in extenso l’article du Figaro du 18 août dernier, qui ne le cède en rien, comme intérêt, à celui du 15 juillet 1885 :

ÉPILOGUE : LA BAIGNOIRE DE MARAT

Il y a environ un an (15 juillet 1885), le Figaro publiait un article intitulé : « La Baignoire de Marat ». Nos lecteurs se souviennent peut-être de l’odyssée de ce bizarre objet historique dont nous faisions alors le récit. Cette relique sanglante dont une circonstance assez singulière avait révélé l’existence se trouvait au fond de la Bretagne, en la possession d’un « recteur », curé-doyen de la petite ville de Sarzeau (Morbihan). Le bon prêtre l’avait eue en héritage d’une vieille demoiselle royaliste et catholique, Mlle Capriol de Saint-Hilaire, morte en 1862, La révélation du Figaro rendit tout à coup célèbre, un peu malgré lui, le vénérable doyen. Rien ne manqua à sa gloire. Les feuilles républicaines émirent naturellement des doutes sur l’authenticité du trésor, et des polémiques s’engagèrent à ce sujet. Le grand argument des ennemis du curé était celui-ci: Comment un pareil objet était-il tombé entre les mains d’une vieille dévote royaliste? A notre avis, c’était précisément cette longue possession sans transmission, l’oubli, le mépris dans lequel avait été laissée la sinistre relique qui lui donnait un caractère d’authenticité. Mlle Capriol de Saint-Hilaire, morte en 1862, octogénaire, se souvenait fort bien de l’acquisition faite par son père, vers l’année 1805, de la baignoire de Marat. La jeune fille avait alors quinze ans et elle a raconté souvent à des personnes encore vivantes les circonstances de cette acquisition : son père avait acheté l’objet d’un marchand de ferrailles de la rue d’Argenteuil. Il reste simplement aujourd’hui à suivre, à reconstituer l’existence de la baignoire de 1793 à 1805. Qu’était devenu, après la mort de Marat, le mobilier du conventionnel? « Au lendemain de la mort de Marat, dit un rédacteur de la République française, dans un article intéressant publié le 10 août 1885, le juge de paix de la la section du Théâtre-Français, après avoir apposé les scellés dans l’appartement du terrible publiciste, rue de l’Ecole-de-Médecine, vint procéder à l’inventaire de son mobilier. Parmi les objets qui figurent sur cet inventaire très détaillé, se trouvent, entre autres, une bibliothèque, deux sphères, une boite renfermant un instrument de chirurgie; mais il n’est pas question de baignoire. Marat se bornait peut-être à en faire venir une de chez le loueur le plus voisin, lorsqu’il éprouvait le besoin de prendre un bain. D’autre part, le très savant directeur du musée Carnavalet, l’homme le plus compétent lorsqu’il s’agit de l’histoire de Paris, avait eu, dit-on, l’an dernier, après les publications du Figaro, la velléité de se rendre acquéreur de la baignoire pour son musée historique. Mais les prétentions du curé de Sarzeau et l’absence de pièces authentiques lui firent abandonner ce projet. Il voulut bien, néanmoins, dans une lettre à un de ses amis, se mettre à la disposition de l’administrateur du musée Grévin, pour compléter, par de très curieux détails, les renseignements déjà connus.

La forme de sabot pour les baignoires était commune à Paris (en 1793) à l’époque où l’eau était chère, où l’on chauffait les bains à la bouilloire et où l’on avait par conséquent tout intérêt à diminuer le volume d’eau nécessaire pour tremper le corps. Avec la forme de sabot qui ne permettait pas au liquide de remonter autrement que par le déplacement du corps immergé, il faut pour un bain moitié moins d’eau qu’avec la forme du cuvier oblong. Aussi trouvait-on ces baignoires sabot en location chez les chaudronniers. Les bains à demeure et à domicile n’existaient pas encore. Les hôtels seuls avaient des salles de bains. La baignoire de Marat était-elle à lui! C’est possible, et même probable, car « sa maladie chronique exigeait des bains fréquents, et il avait bien pu l’acheter » toutefois, on ne trouve pas de baignoire mentionnée dans l’inventaire très détaillé de son mobilier, après l’assassinat. Il est vrai que la fameuse baignoire figura en nature lors de l’exposition de son corps, dans l’église des ci-devant Cordeliers et fut conservée ensuite à l’intérieur du monument funéraire qu’on lui éleva place du Carrousel. Il est permis de croire qu’à la réaction antimaratiste elle eut le sort de tous les objets du culte en métal et qu’elle fut fondue pour fournir des sols et des canons à la République. Ce fut en février 1795 qu’un décret de la Convention ordonna de briser et jeter dans l’égout de la rue Montmartre le buste de Marat, avec un vase de nuit plein de cendres, simulacre de ses restes ce qui donna bien naissance à la croyance populaire que le corps lui-même y avait été précipité. Ainsi donc, la baignoire authentique existait encore, d’après M. Cousin, en 1795. Au lieu d’en faire des gros sols, il est vraisemblable que, dans cette journée de fête, un patriote, après s’être approprié l’objet, s’en sera débarrassé ensuite au profit d’un revendeur. Simone Évrard, la maîtresse de Marat, et sa sœur, Albertine Marat, vivaient sans doute à cette époque, mais il est peu probable qu’elles aient recherché cette relique qui leur rappelait de si lugubres souvenirs. Aussi la version du curé de Sarzeau, établie par des preuves et des déclarations orales de personnes dignes de foi vivant en 1805, nous semble-t-elle irréfutable. Jusqu’à preuve du contraire, nous croyons la baignoire de Sarzeau parfaitement authentique. D’autre part, nous le répétons, la longue possession de la relique révolutionnaire entre les mains d’une vieille royaliste, la relégation au grenier de cet objet de terreur et de dégoût acheté jadis par curiosité nous paraît, au contraire, une preuve d’authenticité. Dans quel but la famille Capriol de Saint-Hilaire au-rait-elle eu l’idée d’établir une légende autour de cet objet sans valeur? C’est l’oubli même, c’est le silence dans lequel la relique a été ensevelie qui confirme les assertions du curé de Sarzeau. Pour en revenir à la révélation de l’an dernier, l’article du Figaro mit alors en émoi, non pas précisément tout le diocèse de Vannes, mais les habitants de Sarzeau et surtout M. le doyen. Comme dans la fable du Savetier et du Financier, la possession d’un si gros trésor troubla le sommeil du paisible presbytère. Dans les nuits agitées, M. le curé rêvait que le Musée Tussaud, au nom du gouvernement anglais, venait lui offrir cinq cent.mille francs, en échange de la fameuse baignoire. Grâce à cette somme, l’abbé voyait déjà la paroisse de Sarzeau devenue la plus opulente du diocèse et son cher doyenné convoité par tous ses confrères. Avec l’or britannique, il édifiait des écoles, des asiles et faisait élever une imposante basilique sous le vocable tout nouveau de Sainte-Charlotte-de-Ia-Delivrande. Désormais, la jolie ville de Sarzeau, célèbre seulement jusqu’ici pour avoir donné naissance à Le Sage, l’auteur immortel de Gil Blas, allait devenir un nouveau sanctuaire.

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Malheureusement, ces songes pieusement ambitieux ne se réalisèrent point, le facteur n’apportait aucune lettre timbrée de Londres et les propositions mirifiques qui devaient affluer avec la publicité du Figaro n’affluaient point au presbytère. Quelques offres modestes furent repoussées avec dédain; le Musée Carnavalet, dit-on, et plus tard le Musée Grévin n’obtinrent que des réponses hautaines et négatives. Toutefois le petit tapage fait autour de la baignoire fut loin de nuire aux habitants de Sarzeau. Des villes voisines, pendant la belle saison, on vint en pèlerinage contempler le trophée sanglant de la Révolution. Un beau jour, un industriel proposa à l’heureux propriétaire de colporter et de promener en France, à frais communs, la sinistre relique, lui promettant de réaliser ainsi d’importants bénéfices qui seraient naturellement partagés entre le barnum et les pauvres. M. le curé repoussa ces offres qu’il considérait justement incompatibles avec sa dignité et ne voulut point priver les aubergistes de Sarzeau des aubaines inattendues que leur attiraient les excursions de quelques touristes. C’était en vain, hélas! que notre pauvre curé avait escompté l’avenir. L’Amérique et l’Angleterre indifférentes restèrent sourdes; aucune négociation ne fut entamée par les cabinets européens pour acquérir la baignoire de l’Ami du peuple. Il fallut bien déchanter et revenir de ses illusions. La déception fut grande ! Peu à peu toute offre cessant et le silence menaçant de se faire à jamais autour du trésor dédaigné, la paroisse de Sarzeau, qui avait déjà vu tour à tour s’évanouir en fumée sa basilique, ses vastes asiles, ses superbes établissements scolaires, risquait fort de ne retirer aucun avantage du trésor si longtemps enfoui au presbytère et qu’un heureux hasard avait seul exhumé. Revenu de son beau voyage au pays des rêves et rendu à la réalité, le curé de Sarzeau consentit enfin à accepter les propositions du Musée Grévin. La somme est encore assez importante et le prix de la baignoire servira à faire reconstruire en partie l’école des petites filles du bourg de Sarzeau.

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L’acte de vente de la baignoire 

En effet, les administrateurs du Musée Grévin, qui n’auraient jamais consenti à payer à un industriel ou à un marchand de curiosités 5.000 francs l’objet historique en question, n’ont pas hésité, paraît-il, à verser entre les mains du vénérable ecclésiastique une somme dont ils connaissaient d’avance le charitable emploi. Ainsi ils auront fait une bonne action et peut-etre une belle affaire. La baignoire où le conventionnel Marat fut assassiné le I3 juillet 1793, par l’héroïque Charlotte Corday, est en cuivre de couleur fauve presque noire; elle a la forme d’un sabot et bien telle que la représentent les gravures de l’époque et telle que le savant M. Cousin l’a décrite.

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La mort du patriote : gravure du temps 

Une sorte de tabouret en cuivre est appliqué au fond de la baignoire, ce qui permettait de rester assis et d’écrire facilement. C’est sous cet escabeau que se plaçait l’appareil pour faire chauffer le bain. Le temps, on peut le dire, a singulièrement gravé son empreinte sur ce bronze familier. Il est fort probable que, depuis le I3 juillet 1793, la baignoire de Marat n’a pas été souillée par le contact de l’eau. Les taches de sang du martyr doivent y séjourner encore. En tout cas, on voit distinctement incrustées les traces horizontales des drogues sulfureuses dont se composaient les bains du conventionnel, atteint, on le sait, d’une maladie cutanée. La scène du 13 juillet 1793, dans laquelle doit figurer la baignoire de Marat, vient d’être reconstituée par le Musée Grévin dans tous ses détails, avec une religieuse exactitude, d’après les pièces et documents du temps. On a pu remarquer cette année à l’Exposition de sculpture, aux Champs-Élysées, un grand haut-relief représentant la scène de l’assassinat : Charlotte saisie par Simone Evrard, tandis qu’un groupe d’hommes et de femmes du peuple se précipite à la porte. L’œuvre qui appartient au Musée est de M. Bernstamm, jeune artiste russe. C’est d’après cette maquette que les personnages ont été modelés en cire. Dans le coin de la pièce, près de la haute fenêtre aux petites vitres, sera placée la relique authentique où baignera, au milieu de linges ensanglantés, le corps du tribun. Voilà donc, grâce au Figaro, la fameuse baignoire de Marat, oubliée dans un grenier de Bretagne, sortie de son obscurité! C’est ainsi que les petites chrétiennes de la charmante ville de Sarzeau pourront bénir, à leur tour, la bienfaisante publicité du journal de la rue Drouot.

Saint-Simon

 

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Un antiquaire parisien vendant une autre « authentique baignoire de Marat »

 

Il avait les mains en spatule!

Extrait de l’Echo du merveilleux, 1898 :
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Dans les rues du vieux Paris!

Nous devons tous passer par des déceptions et des espoirs… Auteur du livre Paris secret et insolite, j’avais décidé de créer ce blog, sans trop y croire, puis des lecteurs, lentement, sûrement, sont venus et ont laissé quelques commentaires…

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Votre serviteur avec sa maman, se promenant – déjà! – sur les quais de la Seine

J’ai connu quelques belles surprises grâce à ce blog : des moments émouvants, des interrogations, des découvertes, des instants de colère ou d’indignation. Le sujet? Paris, Paris, Paris! Voici plus de trente ans que je traîne dans ses rues que je connais comme « ma poche » sans en avoir toutefois découvert tous les mystères. Heureusement d’ailleurs!

Un ticket de métro et hop! En route vers l’aventure! Des couchers de soleil magnifiques, des rues luisantes de pluie, de vieilles maisons sales et craquantes… Que n’aurais-je pas connu à Paris!

Et tout ça parce que mon père, restaurateur de son état, m’emmenait avec lui ses « jours de sortie » et me montrait Paris sur les quais, à Montmartre, ou ailleurs. Papa n’était pas un intellectuel mais il connaissait bien « sa » ville, lui qui y avait débarqué un beau jour de 1935 avec sa valise en carton et ses chaussures à deux couleurs…

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J’ai ainsi levé la tête, ouvert des yeux, grands comme ça, et je suis parti seul à l’aventure. Un beau jour la bibliothèque du Centre Pompidou a ouvert ses portes. Le rayon « histoire de Paris » y était très bien achalandé. J’ai pu ainsi y faire mes universités, découvrant avec passion l’histoire de ma rue, de mon quartier, de la ville  que j’aimais et… Plus encore!

L’ouvrier en optique que j’étais, je ne pensais plus qu’à une chose… Ses recherches parisiennes. Tout le reste me semblait fade, absurde, sans intérêt et, dès que la fin de semaine arrivait, je saisissais ma serviette en cuir et rejoignais la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.

Après avoir envoyé ma brillante carrière d’opticien par-dessus l’épaule, je continuais mes études, seul, en toute liberté, me plongeant avec délice dans les livres, touchant de très près l’histoire.  J’entrais aux Archives nationales… Comment vous expliquer l’émotion ressentie lorsque je tenais entre mes mains une lettre de Louis XIV et de tant d’autres personnages célèbres! Puis vinrent ensuite les séminaires de Jeanne Pronteau et de Michel Fleury à la Sorbonne…

Une exposition en 1986 à la Mairie du XVIIe arrondissement, sur le passé de ce fameux coin où j’ai vu le jour…

Et puis, et puis, et puis!

Continuons la route ensemble, voulez-vous?

Et faites-moi plaisir : participez à ce blog, il est grand ouvert!!

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Paris est à nous!


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