Archives pour août 2010

Un ancêtre…

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Toile célèbre : le réveil de l’auteur

Dans cette toile, très évocatrice, Athanase Volpo dit  » l’intello dents blanches » pour les intimes et auteur à succès de livres sur la capitale et son histoire, constate, enfin dégrisé, que la pâle admiratrice qu’il a daigné honorer la nuit passée, n’est autre qu’ Ermeline de Beaujour-Vaugan, sa sienne cousine!

Il hésite et ne sait quelle attitude adopter pour sauver l’honneur perdu de la jeune fille : se jeter par la fenêtre ou se saouler jusqu’à la mort?

N’écoutant que son courage, il se dévêt à nouveau et se recouche. La suite est censurée…

DU RIFIFI AUX BATIGNOLLES!!!

Comme chaque année depuis maintenant trois ans, je vais participer au Festival « DU RIFIFI AUX BATIGNOLLES… ET AUX EPINETTES ».

 

J »y présente, en collaboration avec Jean Grimaud, notre nouveau spectacle « Vidocq en Liberté », pour les journées du patrimoine… Je vous engage vivement à nous rejoindre pour partager ces moments de fête, animations, spectacles, expositions…

 

A bientôt!

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Les quatre temps forts

1 – Le Rififi et les arts plastiques
Du 1er au 19 Septembre 2010
Vous retrouverez pour la deuxième année expos, marathon photos et de nouvelles performances…

2 – Le festival et les spectacles vivants
Du 9 au 12 septembre 2010
Soirée cabaret, des contes, scènes musicales, parade, manifestations à l’hôpital bretonneau, théâtre au centre de la Jonquière, à Interclub 17 et à la librairie résistance, courts métrages en plein air, Marché aux livres.
Samedi après midi…

3 – Le Rififi et les journées du patrimoine
Du 18 au 19 septembre 2010
Avec des balades et des conférences, de la Pétanque, des plateaux de jeux et des l’exposition photos..

4 – VIe épisode du festival Courts devant
Du 14 au 17 Octobre
DU RIFIFI AUX BATIGNOLLES!!! Courtsdev2-2299e Paris Courts Devant festival de courts métrages nous présentera ses sélections 2010 au Cinéma des Cinéastes

- Le téléphone du Rififi : 01 42 56 28 36

- Bureau du Festival : marché couvert des Batignolles, Rue des Moines.
Ouvert à compter du 31 août de 18 H 00 à 20 H 00

- Siège Social : 8, Rue Lemercier 75017 PARIS
Association du Rififi aux Batignolles – Association Loi de 1901. Siret 448865444000013

Comme un bateau qui s’écarte de sa direction, pour voguer au fil de l’eau, éviter les rails, les sentiers battus, les circuits imposés… venez muser, bader, flâner… pour vous abandonner au libre spectacle du moment!

L’Humour à Montmartre…

Nouvelle présentation dans l’hôtel Demarne : « L’Humour à Montmartre de Poulbot à nos jours » Du mardi 14 septembre au dimanche 10 octobre 2010.

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A l’occasion de la Fête des Vendanges, le Musée de Montmartre vous convie à découvrir une sélection de dessins humoristiques sortis, pour l’occasion, de ses fonds et réserves. Un ensemble de documents, dessins de presse, cartes postales, sera présenté, évoquant l’humour Montmartrois au travers de l’ œil amusé qu’ont porté Francisque Poulbot et ses successeurs sur leurs contemporains et sur la société, depuis le tournant du siècle dernier jusqu’à nos jours.

 

 

Musée de Montmartre 12, rue Cortot 75018 Paris. Tél : 01.49.25.89.39 Fax : 01.46.06.30.75 www.museedemontmartre.fr

Du mardi au dimanche de 11h à 18h Fermé le 1er janvier et le 25 décembre

 

A partir de 1860, date de l’annexion de Montmartre à Paris, les vignobles de la Butte disparaissent un à un. En 1929, Francisque Poulbot s’insurge et participe à la création du Clos Montmartre. Depuis 1934, la Fête des vendanges célèbre annuellement l’arrivée des cuvées issues de ces modestes vignes. Cette année, à l’occasion de cette Fête des vendanges, le musée de Montmartre propose de découvrir une exposition consacrée au dessin humoristique de Poulbot … à nos jours.

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« Les personnes fortes emploient moins d’eau dans la baignoire, je serai donc obligée de vous demander un petit supplément »

Ch. Genty, « Une augmentation justifiée » coll. Musée de Montmartre.

La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse donne un nouveau souffle de liberté au dessin satirique et humoristique. Ce genre se développe considérablement en grande partie grâce à la création de nombreux journaux culturels ou humoristiques. L’explosion des titres favorise l’émergence d’une nouvelle génération d’illustrateurs, tels Poulbot, Forain, Caran d’Ache, Abel Faivre …
Ces artistes soulignent en quelques traits de crayon les travers de la société et s’amusent du comportement de leurs contemporains. Sans leur conviction, il n’est pas sûr que les artistes se soient adonnés à l’illustration de presse, qui était alors fort mal considérée dans le monde des arts. Steinlen écrivait ainsi à sa mère que tous les dessinateurs ou presque visaient « ailleurs et plus haut ». Trop marqués par leurs rôles de «dénonciateurs», ils voient ignorées leurs tentatives de reconversion dans la peinture. Léandre et Abel Faivre dépasseront cette classification en fondant La Société des Artistes Humoristes avec son propre salon annuel.
Au Musée de Montmartre seront donc présentés, du 14 septembre au 10 octobre 2010, des dessins de Francisque Poulbot, Abel Faivre, Caran d’Ache, Forain entre autres pour la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.
L’occasion sera ainsi donnée de découvrir ou redécouvrir Poulbot, le monde des enfants qu’il représente, leur espièglerie et leur malice. Celui-ci croise parfois le monde des adultes et ses travers, qu’il écorche, mais sans jamais délaisser sa légèreté et son humour.
Le journal «Le Rire» s’attachait les services des dessinateurs les plus connus de l’époque. L’exposition en présentera une sélection de couvertures et de dessins.
Enfin quelques planches de Genty et de Rit, deux artistes montmartrois, successeurs de ces dessinateurs de la fin du XIXe siècle, seront exposées, illustrant ainsi la pérennité de la tradition humoristique sur la Butte.

Dans ma bibliothèque : « borborygmeux et crépitant »

Voici un court extrait d’un ouvrage bien étrange sur les femmes « modernes » de 1910. J’en publierai d’autres car ce bouquin ne manque pas de perles rares. A déguster!

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La Gardienne des chalets de nécessité est une femme entre deux âges, qui a « évu des malheurs ». Est-ce à cause da ses infortunes passées, ou bien à cause des plaisanteries dont elle est victime, vu l’humilité de sa Position, mais elle se montre d’un caractère plutôt chagrin. Nous en avons entendu maugréer contre les clients qui occupaient la place trop longtemps, ce qui devrait peu leur importer, étant donné qu’elles touchent une rétribution fixe de 30 francs par mois; par conséquent, il leur est indifférent que la clientèle donne ou ne donne pas. Il n’y a pas de morte-saison.

Du reste, il faut bien dire que leur situation n’est pas des plus réjouissantes, puisqu’elles doivent prendre leurs repas au fond de leur établissement, s’interrompre parfois de manger pour vaquer aux soins de propreté, et rester là, sans bouger, de huit heures du matin à onze heures du soir. Elles dépendent d’une Société fermière qui se montre fort méticuleuse sur la recette, assurée d’ailleurs par un compteur. Elles sont nommées par la Préfecture.
Quelques-unes sont mariées, mères de famille, et amènent le bébé dans leur petite boîte, ce qui est tout au moins peu hygiénique pour ces pauvres gosses.
L’une d’elles ne pouvant parvenir à calmer les cris de son moutard, lui murmurait, en le berçant dans ses bras avec un doux désespoir attendri: « Écoute ! écoute ! la musique du monsieur, mon chéri, écoute-la ! »
Le monsieur exécutait en effet des mélodies, d’un style borborygmeux et crépitant, quelques-uns de ces vagues airs du chalet… de nécessité auxquelles les oreilles des gardiennes demeurent depuis longtemps profondément indifférentes.

(Octave Uzanne, Parisiennes de ce temps, mercure de France, 1910).

Cachez ce c… que je ne saurais voir!

Pas de doute, Paris est une ville où il fait encore bon se promener, à condition de garder son slip et ses chaussettes…

 

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Deux touristes danois, un jeune homme et une jeune femme de 21 ans, ont été interpellés alors qu’ils se promenaient nus dans les rues de Paris. Après une nuit blanche, les deux touristes ont décidé de «tenter une expérience» pour leur dernière journée à Paris et de sortir vêtus de leurs seuls souliers. Après avoir acheté des pains au chocolat dans une boulangerie du XVIIIe arrondissement, le couple a poursuivi sa promenade et s’est rendu dans une station de métro qu’il a fini par «quitter en raison de l’affluence». Mais un agent de la RATP a alerté la police qui a interpellé les deux naturistes. La Préfecture de Police rappelle que le fait de se promener nu à Paris peut être puni d’une «peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende pour exhibition sexuelle». (Source Eric Poindron/AFP)

 

Saluons ici le courage de cet agent de la RATP anonyme. Pourvu qu’il ait gardé son képi!

Tristesse et désolation : la maison des parents de Jules Verne à Nantes!

Vouloir marcher dans les pas d’un grand écrivain, quelle drôle d’idée! Venu en touriste à Nantes, je ne pouvais manquer de visiter le musée Jule Verne. Dans cette ville où naquit l’auteur du Tour du monde en 80 jours et de tant d’autres ouvrages célèbrissimes, un musée lui a été dédié. Il est situé eu n°3 rue de l’Hermitage, dans un quartier excentré d’où on peut admirer les sinuosités de la Loire.

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Jules Verne est né à Nantes, , 4 cours Olivier de Clisson, le 8 février 1828, au coeur de l’île Feydeau.

 

 

 

Le musée est logé dans une maison très 19e siècle. Malheureusement, la visite de ce lieu se révéla décevante. Des reproductions de tableaux, quelques meubles venant de la famille de Jules Verne – dont une curieuse chaise accrochée au mur! – ne peuvent manquer de rendre cette visite un brin stérile…

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Jules verne a été jeune aussi et il n’a pas toujours eu l’allure du grand père gâteau que les photographies nous montrent toujours.

 

Aucune information concernant la maison où nous étions n’étant affichée, j’ai demandé à la jeune personne de l’accueil – au demeurant fort agréable – quand l’illustre écrivain avait habité ces lieux…

 

Las… Jules Verne n’y a jamais mis les pieds!

 

« La ville a installé le musée ici parce qu’on y a une belle vue sur la Loire » (sic!) Une fois de plus on nous fait le coup de l’invitation au voyage parce qu’on a pas grand chose à montrer.

 

J’ai demandé alors si la résidence secondaire des Verne existait toujours. Mais oui, à quelques pas d’ici, à Chantenay : « elle a un peu changé mais on la reconnait quand même ».

 

Après avoir traversé l’an bourg de Chavenay, nous sommes enfin parvenus devant la maison des Verne. Une grande déception nous y attendait. Le parc où Jules aimait tant rêver – il y a conçu, excusez-moi du peu, De la Terre à la Lune et Vingt mille lieux sous les mers – a presque complètement disparu sous un cube de béton logeant une école hôtelière.

 

Mais pourquoi donc aucune plaque ne rappelle le souvenir de Jules Vernes ici? Mystère! Quand à l’état de la maison, il est pitoyable.

 

La ville de Nantes ne manque pas de mentionner dans ses prospectus que le grand homme est né dans ses murs. Deux statues évoquant le bonhomme y ont été érigées, et un pseudo musée évoque son oeuvre… Mais que fait-on pour sauver la modeste maison des Verne à Chantenay?

 

« Je prépare mon voyage sous les eaux, et mon frère et moi, nous arrangeons toute la mécanique nécessaire à l’expédition …  » (lettre à Hetzel, 1866).

 

« Un grand portail brun à deux battants donnait accès par une cour sablée à un pavillon d’un rez-de-chaussée, avec deux retours vers le mur d’entrée. La façade en était bordée de massifs de fleurs et d’arbustes, fusains, lauriers, hortensias, et à droite de la porte d’entrée deux tilleuls, à gauche un figuier dressaient leurs branches et les masses de leurs feuillages au-dessus du mur, laissant à peine deviner du dehors la façade du pavillon. [ ... ] Du côté du jardin où donnait la façade principale, le double perron était garni d’une glycine dont les grappes violettes et le feuillage s’enroulaient gracieusement autour des balustres de l’escalier. Des bignonias et des glycines bordaient la façade [ ... ]. Les deux jardins se faisaient suite en terrasse. Le premier, planté en jardin français d’autrefois, ne tarda pas à être transformé par Pierre Verne en jardin anglais. [ ... ] Une allée de tilleuls taillée fut la seule partie qu’on en garda le long du mur en terrasse qui dominait le deuxième jardin; c’était un promenoir bien exposé d’où on voyait la Loire et ses prairies, terminé par une charmille et une tonnelle qui donnaient sur le chemin. « 

 

A l’époque de Jules Verne, la maison offrait un point de vue idéal sur le fleuve. Le jeune Jules rêvait en observant « le virement des navires, larguant leurs focs et bordant leurs brigantines, changer derrière puis changer devant« . Avec son frère il fait ses premiers essais de navigation sur des bateaux de louage « à un franc la journée« , et robinsonnait d’île en île de Loire. Rêves et aventures nourris de la lecture assidue des romans maritimes de Fenimore Cooper et des aventures du « Robinson suisse, de préférence même au Robinson Crusoë ».

 

2010 : bien loin de tout cela, le rêve s’est échappé.

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La triste façade de la maison des Verne, 16 rue Eugène Leroux. Porte en P.V.C., Velux… La Ville pourrait au moins faire un peu respecter ce lieu de mémoire, quitte à aider les propriétaires actuels!

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La façade arrière sur le jardin dessinée par Raymond du Crest de Villeneuve, neveu de Jules Verne.

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Les mêmes lieux aujourd’hui : tristesse et désolation. A gauche, derrière le poteau électrique, ce qui reste de la chambre de l’écrivain.

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« Du côté du jardin où donnait la façade principale, le double perron était garni d’une glycine dont les grappes violettes et le feuillage s’enroulaient gracieusement autour des balustres de l’escalier. Des bignonias et des glycines bordaient la façade »

 

Un rosier anémique remplace toute cette végétation…

Des statues, c’est bien, des prospectus, c’est joli mais une maison un peu mieux sauvegardée et une plaque rappelant le souvenir du grand homme, ce serait beaucoup mieux!

 


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