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Archives pour octobre 2011

L’ATELIER DES MOTS & DES CURIOSITÉS

Avis aux curieux inspirés, aux amateurs de littérature et de rencontres rares, chaque semaine, tous les jeudis de 19 à 22 heures, à Paris, Eric Poindron reçoit un écrivain, un éditeur, un journaliste, un critique littéraire. Une heure et demie de conversation avec l’invité suivie d’un atelier d’écriture avec l’invité, entrecoupée par une pause dînatoire. Un moment rare et précieux pour les collectionneurs d’insolite et les amateurs d’échanges artistiques…

Jeudi 13 octobre, l’invité épatant n’est pas un écrivain, mais un acteur « de coulisse », et de belles coulisse :

NICOLAS GARY, DIRECTEUR DE PUBLICATION DU SITE LITTÉRAIRE « ACTUALITTÉ », journal d’information quotidien sur le livre et ses acteurs.

Avec Nicolas Gary, il sera question d’édition, de l’univers littéraire, de l’avenir du livre et du livre numérique, de blog littéraire, et du Fonctionnement de « ACTUALITTÉ » .

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N’hésitez pas à en parler à vos amis concernés. Par ailleurs, les place étant comptées, merci DE PRENDRE UN INSTANT POUR NOUS CONFIRMER, OU NON, VOTRE PRÉSENCE.

Renseignements et programme auprès de Eric Poindron :

coqalane@wanadoo.fr ou 06 40 21 19 56

Je cours, tu cours, « Courts devant! »

Si vous voulez aller au cinéma, et oublier tout, pour vous accrocher à la toile comme une araignée montant et descendant dans un univers onirique et merveilleux, foncez au festival « Courts devant », vous ne le regretterez pas. Des jeunes talents et des cinéastes confirmés vont vous montrer en courts métrages tout leur savoir faire. Il y a de la passion et de l’amour dans ce festival. Et vous, moi, nous, nous avons tous besoin de passion et d’amour. J’y vais! Allons-y, je cours, tu cours… Et cela se passe dans le 17e arrondissement, si cher à mon coeur…

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Il y a, et il y aura toujours, et partout de par le monde, quelqu’un qu’une force irrépressible poussera un jour à se lever, à prendre une caméra et à oser filmer, ou changer, ou rêver, ou réinventer son monde.Le format court permet, on le sait, d’aborder plusieurs univers de cinéma en une seule séance et pour tous, amateurs, passionnés, cinéphiles, professionnels,c’est une aubaine. De la blague hilarante à l’émotion pure, de l’auto production explosive aux film courts ambitieux largement aidés, notre choix se portera toujours,et la durée du film n’a rien à voir là-dedans, vers le Grand Cinéma. Celui qui nous émeut, qui nous fait rire et pleurer, nous plonge dans l’imaginaire ou dans le réel, si brutal soit-il, à force d’artifice et de vérité… Un cinéma talentueux, drôle, exigeant, fort, passionnant, inédit, paradoxal… En un mot, vibrant ! Paris Courts Devant persiste, au point de rencontre si essentiel et si fragile entre les professionnels et le public, et s’applique avec constance à édifier un lieu bouillonnant où se croisent les enthousiasmes et les projets, où se frottent ceux qui font les films et ceux qui les rendent possibles.Un confluent d’énergies où viennent se plonger ceux dont la passion est de découvrir les films,pour le plaisir de se frotter au plus près à l’aventure cinématographique. Bon festival à tous !

Rémi Bernard, Délégué général.

Un cercle pour les « jeunes » amoureux de Paris…

Ne boudons pas notre plaisir : des amoureux de Paris ont constitué une association, « Le Cercle Lutèce », « né de l’idée que la passion pour Paris peut rassembler des personnes venant de tous les horizons qui veulent simplement connaître davantage leur ville (d’origine pour certains, d’adoption pour d’autres), partager cet intérêt (ou cette passion) avec d’autres et ainsi « vivre la ville » de manière plus conviviale, en participant à des activités allant dans ce sens ».

Voir leur site : www.lecerclelutece.fr

Tour cela est formidable, mais je me demande pourtant pourquoi Le Cercle Lutèce « s’adresse plutôt aux jeunes gens, grosso modo de 18 à 35 ans. » Serions-nous bon à jeter après cet âge? Un peu court jeune homme! Et vous apprendrez que si la valeur « n’attend pas le nombre des années », l’expérience des « vieux » comme moi pourrait certainement vous apporter beaucoup. Bon… Mouchez votre nez et dites bonjour à la dame. Quant à moi, je retourne à l’hospice, avec les vieux birbes de ma génération… 

Cette association de jeunes gens organise une manifestation sympathique, où j’irai peut-être incognito, mais sans traîner, car, à mon âge, on ne veille plus : une bonne soupe et au lit. De plus, avec ma canne et mes charentaises aux pieds, j’ai beaucoup de mal à marcher… Et mon Sonotone est en révision! 

« La Bièvre, trésor parisien »

Mardi 11 octobre 2011 à 20h30

Au bistrot « Le petit Marcel » 65 rue Rambuteau, Paris 4e

Alain Cadiou, Président de l’Union Renaissance de la Bièvre, viendra  parler de la Bièvre, cette petite rivière méconnue qui passe sous Paris…

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Entrée libre – Une consommation obligatoire (possibilité de dîner sur place pour celles et ceux qui le souhaitent).

« Considérée comme un égout de la capitale ou simplement inconnue parce qu’enterrée sous le sol parisien, la Bièvre est une rivière pourtant bien vivante »

Ouais, mais c’est une rivière un peu vieille, et c’est bien pour ça qu’on l’a mise au rencart…

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Ossements oubliés…

Magalie B. et sa mère,  samedi après-midi, visitaient la tombe de la petite sœur de Magalie, cimetière d’Ivry (94), quand elles découvrirent, horrifiées, à côté de sa sépul­ture, des ossements humains, restes oubliés par des employés du cimetière lors d’une exhumation.

« Ma mère a fait un malaise, témoigne Ma­galie. Ne trouvant pas le gardien, elle appelle la mairie, qui envoie quelqu’un nettoyer. Il a pris un seau et une pelle et a ramassé. C’est un manque de res­pect pour nos morts enrage Magalie. A la mairie d’Ivry, on se confond en ex­cuses, mais on rejette toute responsabi­lité. C’est une grosse boulette, je com­prends L’émotion de La famille. Les entreprises de pompes funèbres dépla­cent des tombes. Ce n’est pas du fait des employés municipaux. Nous ne saurons jamais qui est responsable, explique Laurent Jeannin, directeur de cabinet du maire ». (article de Magali Gruet / 20 minutes).

Nous sommes bien éloignés de l’époque où, au cimetière des Innocents, les ossements oubliés faisaient partie du paysage. Et personne ne se serait évanoui à la seule vision de quelques restes! La mort, dans nos société, a été marginalisée. On fait mine de l’ignorer mais croyez-moi, elle rôde toujours, avec sa faux, et moissonne à chaque instant les pauvres vivants que nous sommes!

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Je suis la mort des hommes,
Je porte couronne
Et je suis de leur vie
La maîtresse et patronne

Et bien sûr je suis cruelle
Et bien sûr je suis très dure
Et rien n’arrêtera mes déchirures

Et devant ma faux qui passe
Je vois trembler les figures
Et rien n’arrêtera mes déchirures

Toi maîtresse du monde
Soit bienvenue dans nos maisons
Pose la faux au creux de toute nos musiques
Prends place dans nos danses
Et si tu danses encore
Toute la mort sera morte à l’aurore.

Bal en fa dièse mineur
( E. Roda-Gil – Angelo Branduardi )

 

L’atelier reçoit Philippe Bertrand

Avis aux curieux inspirés, aux amateurs de littérature et de rencontres rares, chaque semaine, tous les jeudis de 19 à 22 heures, à Paris, Eric Poindron reçoit un écrivain, un éditeur, un journaliste, un critique littéraire. Une heure et demie de conversation avec l’invité suivie d’un atelier d’écriture avec l’invité, entrecoupée par une pause dînatoire. Un moment rare et précieux pour les collectionneurs d’insolite et les amateurs d’échanges artistiques.

 

Jeudi 6 octobre, l’invité est PHILIPPE BERTRAND journaliste, auteur et animateur de radio (Carnets de campagne sur France Inter) et de télévision (émission littéraire sur France 3).

 

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N’HÉSITEZ PAS À EN PARLER À VOS AMIS CONCERNÉS.

Renseignements et programme auprès de Eric Poindron :

coqalane@wanadoo.fr ou 06 40 21 19 56

Un article de mon ancêtre, ami des poètes et de Nerval…

Nous vivons décidément une époque étrange. Hier soir, alors qu’un vent soufflait en rafales et qu’une sorte de pluie glacée transformait gens et choses en statues de givre, quelques rares promeneurs, aventuriers d’après souper, s’étaient abrités sous les arcades du Palais-royal. Fumeurs incorrigibles chassés des soupentes par leurs grisettes ou simplement rentiers solitaires et désoeuvrés, composaient le gros de cette troupe de rôdeurs nocturnes.

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Il était  huit heures. En soirée, pendant l’hiver, sous la pâle lueur des quinquets, les vitrines des commerçants offraient aux regards des oisifs le charme de leurs objets exposés. Là, les couleurs paraissaient plus ternes, les reliefs moins apparents, et les boutiques, dont quelques unes étaient fermées à ce moment, semblaient abandonnées. Les restaurants étaient là, heureusement, pour contribuer à l’animation de ces arcades, autrefois fort animées et bruyantes, quand le commerce de la chair y présentait ses appâts.. Le vieux monsieur qui écrit ces lignes s’en souvient, comme il se rappelle aussi des rendez-vous risqués du n°9, ou du 113, l’argent sortant plus vite qu’il ne rentrait dans les poches des joueurs, en ces lieux de perdition heureusement interdits…

Donc, huit heures venaient de sonner à l’horloge du palais. Un homme se posta devant chez Chevet, épicier réputé des galeries, comme chacun sait. De son comptoir, le chef du magasin aperçut la silhouette quelque peu titubante de cet individu. Et, comme il le craignait, il le vit entrer d’un pas hésitant et brusque. Ce « client » voulait-il acheter une chopine ou deux ? D’allure peu soigné, ce petit bonhomme, au visage rond souligné d’une vilaine barbiche grisonnante, semblait subjugué par un merveilleux spectacle. Tombé en arrêt devant l’étalage de poissonnerie, il détaillait les écrevisses, les poissons, les langoustes, les tortues grouillant dans les bassins de marbres.

La bouche entrouverte, poussant un « oh » long et laborieux, le bonhomme tendit une main bien hésitante vers les aquatiques bestioles :

-       Qu’est-ce que c’est que ça?

Le marchand s’empressa de répondre :

-       Ça, Monsieur, ce sont des écrevisses.

-       Des écre…visses ?  Bien ! Est-ce qu’elles sont cuites?

-       Mais non monsieur, si elles étaient cuites, elles seraient rouges !

-       Rouges ? Rouges ! Rouges ?

L’homme se tourna ensuite vers le bassin des poissons… rouges…Puis, pointant son index sur le gilet du commerçant, lui dit ensuite :

-       Vous, monsieur que je ne connais pas, vous me prenez pour un provincial, non, pire : un étranger ! Vous-vous moquez…

-       Oh ! Monsieur!

-       Mais si, mais si. Ces petits poissons sont rouges… Alors ils sont cuits !

-       Mais non, Monsieur, puisqu’ils remuent!

-       Bien! bien! Alors ce n’est donc pas la couleur seule qui peut nous apprendre si les écrevisses sont crues ou cuites! Comment voulez-vous que je le devine! Vous cherchez à me tromper. Vous n’êtes pas un honnête commerçant…

-       Monsieur, vous m’insultez…

-       Vous ne méritez pas ma clientèle, vous ne me méritez pas…Encore un de ces parisiens qui ne cherchent qu’à attraper le pauvre monde!

Et prenant la direction de la sortie :

-       Le monde est corrompu, vous ne savez pas à quel point… Et puis…

Le commerçant, amusé au final par l’aventure, entendit cette  conclusion inattendue , tandis que l’ivrogne, s’éloignait non sans avoir soulevé son chapeau :

-       Et puis vous n’ avez pas des z’homards, vous n’êtes pas sérieux… Monsieur… Serviteur !

Parvenu sous les arcades, l’étrange visiteur cria bien fort :

-      Pas de z’homards… En quoi un z’homard est-il plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J’ai le goût des z’homards, moi. Ils  sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer. Et ils n’aboient pas…

Puis l’homme s’éloigna, bombant le torse d’une manière comique, pour dissimuler son ivresse.

Oui, décidément, nous vivons une époque bien étrange !

Népomucène Trouilleux

In : La gazette de Paris, dimanche 21 janvier 1855

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Gérard Labrunie, dit Nerval, amateur de homards, saisi par le daguérréotype


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