Visitez le Palais-royal au 18e siècle! Demandez le programme!

Faisant suite à la publication de mon livre Palais-royal, un demi-siècle de folies, je vous invite à venir nous rejoindre pour une nouvelle aventure : visiter en compagnie de Rose Bertin, modiste  surnommée la  « ministre des modes » de Marie-Antoinette, le Palais-royal du 18e siècle.

Elle vous contera l’histoire étonnante des galeries et des jardins,  vous révèlera leurs secrets les plus fous, les plus amusants!

Nous vous attendons tous les week ends, de mai à septembre!

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« Il n’existe pas sur la surface du globe un endroit aussi commode: on y trouve tout ce que l’on désire, et le Palais Royal vaut à lui seul tout Paris; tout s’y trouve à la fois, commerce, spectacles, jeux, plaisirs… Un Romain disait avec orgueil: Rome n’est plus dans Rome, elle est toute où je suis. Un Parisien peu dire: Paris n’est plus dans Paris, il est tout au Palais Royal . »

Le Palais-royal, ou les filles en bonne fortune, Paris, 1815.

a-850x1024Ce serait à un peintre à dessiner le gradin symbolique où seraient représentées toutes les femmes qui font trafic à Paris de leurs charmes: traçons en l’esquisse. Au sommet l’on verrait ces femmes ambitieuses et altières, qui ne couchent en joue que les hommes en place et les financiers. Elles sont froides, elles calculent en politique ce que peuvent leur rendre les faiblesses des grands.
Immédiatement au-dessous d’elles se verraient les filles de l’opéra, les danseuses, les actrices, moitié tendres, moitié intéressées, et qui commencent à placer le sentiment où l’on ne l’avait pas encore vu.
Ensuite les bourgeoises demi-décentes, recevant l’ami de la maison, et le plus souvent du consentement du mari : espèce dangereuse et perfide qui voile et pare l’adultère de couleurs trompeuses et qui usurpe l’estime dont elle est indigne.
Au milieu de cet amphithéâtre figurerait la race innombrable des gouvernantes ou servantes-maîtresses, cohorte mélangée.
La base en s’élargissant, offrirait les grisettes, les marchandes de modes, les petites couturières, les ouvrières en linge, les filles qui ont leur chambre, et qu’une nuance sépare des courtisanes.
Elles ont moins d’art, aiment le plaisir, s’y livrent, ne ravissent point les heures précieuses destinées aux devoirs de leur état. On les nourrit, on les divertit, et elles sont contentes, paisibles. Si elles se permettent un amant à la suite de l’entreteneur, voilà où se borne leur tromperie.
L’œil en descendant saisirait les phalanges désordonnées des filles publiques, qui garnissent impudemment les fenêtres, les portes, qui étalent leurs charmes lascifs dans les promenades publiques. On les loue, comme les carrosses de remise, à tant par heure. Elles seraient pêle-mêle confondues avec les danseuses, chanteuses et actrices des boulevards. »

Le Palais-royal, ou les filles en bonne fortune, Paris, 1815.

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